Les bénédictions du matin
Intentions et commentaires pour éveiller le cœur
Modé Ani
Au réveil, prenons un instant pour reconnaître la bonté de Hachem : Il nous a rendu notre âme et nous accorde une nouvelle journée. Que nos premières paroles expriment une gratitude sincère pour ce don de la vie.
Au réveil on dira
Je te rends grâce, le Roi qui vit et subsiste, Tu as restitué mon âme en mon sein, grande est notre confiance en Toi.
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La reconnaissance peut éveiller l’amour. Rabbénou Yona enseigne qu’en se rappelant, dès le réveil, la bonté du Créateur qui lui a rendu son âme et renouvelé ses forces, l’homme fait grandir dans son cœur l’amour de Hachem. Cet amour lui donne l’élan de se lever pour Le servir. Accueillons cette journée avec le désir d’employer la vie reçue à une parole bienveillante, à l’étude et aux mitsvot.
(Rabbénou Yona, Séfer Hayira, enseignement sur le réveil, cité dans Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Conduite de l’homme au matin », passages « Modé Ani Lefané’ka » et « Comment se lever le matin ? ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan enseigne qu’un homme peut sortir de son abattement en retrouvant le bien qui demeure en lui. Le réveil devient ainsi une invitation à reprendre vie dans le service de Hachem. Accueillons ce matin sans nous enfermer dans les fautes d’hier : cherchons un point de bien et prenons appui sur lui pour avancer.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §2.)
Al nétilat yadayim
En commençant cette journée, préparons-nous à servir Hachem avec des mains pures et un cœur disponible. La nétilat yadayim nous rappelle que la vie renouvelée au réveil nous est donnée pour Le servir et bénir Son Nom.
Ablution des mains
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de nous avoir sanctifiés par l’accomplissement de Tes commandements, et nous as ordonnés l’ablution des mains.
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Le Rachba explique qu’au matin, nous sommes comme une créature nouvelle. Nous sanctifions donc nos mains, à l’image du Cohen qui les sanctifiait avant son service au Temple. Cette image nous invite à considérer autrement les gestes de la journée : ces mains pourront donner, aider et accomplir les mitsvot. Dès le matin, éveillons en nous le désir de les employer au bien.
(Rachba, cité dans le Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 4, passage sur la raison de la nétilat yadayim du matin.)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan relie la purification des mains au passage de la tristesse de la nuit au renouveau du matin. L’eau évoque la bonté divine qui rend à l’homme sa disponibilité pour servir Hachem. En lavant nos mains, préparons aussi nos actes : qu’elles soient aujourd’hui des instruments de générosité, d’aide et de mitsvot.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Nétilat Yadayim Chaḥarit, 1, §1.)
Achèr Yatsar
Arrêtons-nous devant la sagesse avec laquelle Hachem a formé notre corps. Son fonctionnement quotidien nous permet de vivre. Remercions-Le avec attention pour ces bienfaits si proches de nous que nous finissons parfois par les oublier.
Après les toilettes
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, Tu as créé l’homme avec sagesse, Tu as créé en son sein, des organes munis d’orifices et d’autres pourvus de récipients. Il est dévoilé et connu devant le trône de Ta gloire, que si un conduit ou une artère venait à se fermer ou si un organe hermétique venait à s’ouvrir, il nous serait impossible de survivre plus d’un instant. Bénis sois-Tu Éternel, qui guéris toutes les chaires œuvre merveilleuse.
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Les ouvertures et les organes du corps remplissent chacun leur fonction. Le Beit Yossef rapporte que l’évacuation de ce dont le corps n’a plus besoin participe elle-même à sa préservation. Cette bénédiction nous apprend ainsi à reconnaître la bonté de Hachem jusque dans les fonctions les plus ordinaires. Nous pouvons Le remercier pour un bienfait discret, sans attendre qu’un manque nous en révèle le prix.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 6, explication de « Acher Yatsar » et de « Rofé ‘kol bassar ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan voit dans la sagesse du corps, capable de rejeter ce qui lui est inutile, une leçon pour la vie intérieure. Nous aussi devons distinguer ce qui nous fait vivre de ce qui alimente l’orgueil. La gratitude pour notre corps peut ainsi nous conduire à l’humilité : recevoir la vie de Hachem et laisser tomber la prétention de tout devoir à nous-mêmes.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, passage sur Acher Yatsar à la suite de Hil’kot Tefiline 6, §18.)
Élohay Néchama
Reconnaissons la pureté de l’âme que Hachem nous a donnée. Il la garde en nous et nous permet, aujourd’hui encore, de Le remercier. Éveillons le désir de prendre soin de ce dépôt précieux.
Mon Dieu, cette âme que Tu as placée en moi est pure. C’est bien Toi qui l’as créée, qui l’as façonné, tu l’as insufflé en moi et Tu veilles sur elle en mon sein. Viendra un jour où Tu la reprendras et Tu me la restitueras dans les temps futurs. Tout ce temps où mon âme séjourne en moi, je Te rends grâce Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, Celui qui gouverne sur toutes Ses œuvres, maître de toutes les âmes. Béni sois-Tu Éternel, qui rétablis les âmes dans les corps inanimés.
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Cette prière nous accompagne de l’origine de notre âme jusqu’à sa restitution future, lors de la résurrection. Au milieu de cette grande espérance, elle nous ramène à ce que nous pouvons faire maintenant : tant que notre âme demeure en nous, remercier Hachem. Chaque jour de vie devient ainsi une occasion de répondre à Son don par une prière sincère et une action bonne.
(Bera’kot 60b, texte de « Élohayi Néchama » ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Élohayi Néchama ».)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que l’âme divine d’Israël est profondément liée à sa source en Hachem. Cette proximité demeure au fond de nous, même lorsque nous la ressentons peu. En disant que notre âme est pure, souvenons-nous de sa dignité : elle nous appelle à retrouver notre attachement au Créateur et à lui donner une expression dans nos actes.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 2.)
Hanotèn lassé’hvi vina
Remercions Hachem pour la faculté de comprendre et de discerner. En reconnaissant le passage de la nuit au jour, pensons aussi à la responsabilité d’employer notre intelligence avec justesse.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui donnes au coq le discernement pour faire la distinction entre le jour et la nuit.
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Le Beit Yossef explique que le mot « sé’kvi » désigne le cœur, siège du discernement, et qu’il s’applique aussi au coq qui perçoit l’arrivée du jour. Nous remercions Hachem pour cette capacité à reconnaître les distinctions. Que ce don nous conduise à réfléchir avant d’agir, à écouter avant de répondre et à rechercher ce qui est juste.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, explication de « Hanoten lassé’kvi vina ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan compare le bien que l’homme découvre en lui à la lumière du jour, et le mal à l’obscurité de la nuit. Le discernement consiste aussi à ne pas confondre les deux. Reconnaissons nos fautes, mais sachons voir le bien qui subsiste : cette lumière nous donne la force de revenir vers Hachem.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Pokéa’h ivrim
La vue nous ouvre au monde et aux êtres qui nous entourent. Remercions Hachem pour ce don et préparons-nous à regarder avec attention les bienfaits qu’Il place devant nous.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui ouvres les yeux.
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Le Talmud rattache cette bénédiction au moment où l’on ouvre les yeux. Un geste si familier devient une occasion de gratitude. Dans cet esprit, veillons aussi à l’usage de notre regard : voir ce qui mérite d’être apprécié, remarquer celui qui a besoin d’aide et reconnaître le bien chez autrui. La reconnaissance peut ainsi orienter notre manière de voir.
(Bera’kot 60b ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Pokéaḥ ivrim ».)
Pensée hassidique
Il arrive que le découragement nous empêche de voir le bien qui demeure en nous. Rabbi Nathan explique que, lorsque Hachem ouvre nos yeux sur ce bien, un chemin de retour apparaît. Demandons un regard vrai : voir ce qu’il faut réparer, mais aussi les points de lumière sur lesquels nous pouvons nous appuyer.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Matir assourim
Remercions Hachem pour la liberté de mouvement qu’Il donne à notre corps. Que la possibilité de bouger devienne pour nous une invitation à nous rendre disponibles pour une mitsva.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui délivres les prisonniers.
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Pendant le sommeil, nos membres demeurent comme liés. Au réveil, nous pouvons les étendre et les mouvoir. Le Beit Yossef voit dans ce changement le sens de cette bénédiction. Pensons à tout ce que permet un mouvement simple : tendre la main, se rendre auprès de quelqu’un, ouvrir un livre. Recevons cette liberté avec le désir de l’employer utilement.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, distinction entre « Matir assourim » et « Zokef kéfoufim ».)
Pensée hassidique
Pour Rabbi Nathan, l’homme abattu peut se sentir comme enfermé dans une prison. Retrouver un point de bien l’aide à se dégager de cet enfermement et à revenir vers Hachem. Même si notre changement commence modestement, une mitsva, une prière sincère ou un acte de bonté peuvent devenir le premier pas de cette sortie.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Zokèf kéfoufim
En nous tenant debout, reconnaissons que cette force nous vient de Hachem. Accueillons la journée avec humilité et avec la volonté de nous présenter à Son service.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui redresses les courbés.
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Après avoir remercié pour le mouvement des membres, nous remercions pour la possibilité de redresser le corps. Le Beit Yossef distingue ces deux bienfaits : chacun mérite notre attention. Cette précision nous apprend à ne pas traverser trop vite les bontés reçues. Se lever, se tenir debout, commencer une tâche : autant d’occasions de se souvenir de Celui qui nous soutient.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, distinction entre « Matir assourim » et « Zokef kéfoufim ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan relie cette bénédiction au relèvement de celui qui s’est laissé courber par ses fautes et son découragement. Le bien qu’il découvre en lui lui permet de reprendre son service de Hachem. Ne faisons donc pas de notre chute une demeure : appuyons-nous sur ce qui reste vivant en nous pour nous relever et réparer.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Malbich aroumim
Pensons aux vêtements qui nous protègent et préservent notre pudeur. Remercions Hachem de pourvoir à ce besoin quotidien, et éveillons notre attention à ceux qui manquent du nécessaire.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui habilles les dénudés.
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Le Talmud associe cette bénédiction au fait de s’habiller. Le vêtement que nous prenons chaque matin peut donc devenir un rappel de la bonté de Hachem. Ce regard nous aide à apprécier ce que nous possédons. Il peut aussi ouvrir notre cœur à autrui : ayant reçu de quoi nous vêtir, cherchons, selon nos moyens, à préserver la dignité de celui qui manque.
(Bera’kot 60b ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Malbich aroumim ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan enseigne que les points de bien retrouvés en l’homme deviennent comme des vêtements de beauté pour son âme. Hachem trouve de la joie dans ce bien, même lorsqu’il avait été dissimulé. En recevant nos vêtements, pensons aussi à revêtir notre journée d’une parole douce, d’un geste juste et d’une mitsva accomplie avec cœur.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §10.)
Hanotèn layaèf koa’h
Remercions Hachem pour les forces qu’Il renouvelle. Même lorsque la fatigue demeure, reconnaissons le bien déjà reçu et abordons le jour avec confiance, à la mesure de nos possibilités.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui donnes à celui qui est fatigué des forces.
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Le Midrach compare l’âme fatiguée à un objet usé confié en dépôt. Un homme rend ce qu’il a reçu tel qu’il l’a gardé ; Hachem rend à l’âme sa fraîcheur. Cette image nous invite à reconnaître le repos comme un bienfait. Nous pouvons accueillir les forces disponibles aujourd’hui sans exiger de nous-mêmes de tout accomplir à la fois.
(Midrach Téhilim, psaume 25, enseignement de Rabbi Alexandri, cité dans Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Hanoten layaef koaḥ ».)
Pensée hassidique
Rabbi Nathan explique que Hachem donne à l’homme la force de se réveiller spirituellement jusque dans sa grande fatigue. Il nous apprend à chercher le bien qui peut encore nous ranimer. Lorsque nous manquons d’élan, commençons par ce qui nous est accessible : un petit acte de bien peut nous aider à reprendre courage.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Roka haarèts al hamayim
Reconnaissons la bonté de Hachem dans la terre ferme sur laquelle nous vivons. Avant même nos activités, un lieu nous est donné pour nous tenir et agir.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui étends la terre sur les eaux.
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Le Talmud rattache cette bénédiction au moment où l’on pose les pieds sur le sol. Notre gratitude s’étend ainsi au cadre même de notre existence. Nous sommes invités à remarquer ce qui nous porte chaque jour et que l’habitude rend presque invisible. Le sol sous nos pas devient, lui aussi, une occasion de louer le Créateur.
(Bera’kot 60b ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Roka haarets al hamayim ».)
Pensée hassidique
Le Baal Chem Tov enseigne, comme le rapporte le Tanya, que la parole de Hachem soutient continuellement la création. Même la terre qui paraît si stable reçoit à chaque instant sa vie du Créateur. En nous tenant sur elle, souvenons-nous que notre existence repose elle aussi sur cette bonté toujours présente.
(Baal Chem Tov, enseignement rapporté dans le Tanya, Chaar Hayiḥoud Véhaémouna, chapitre 1.)
Hamé’hine mitsadé gavèr
Remercions Hachem pour la possibilité de marcher. En pensant aux chemins de cette journée, éveillons le désir de diriger nos pas vers ce qui est bon.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui aménages la marche de l’homme.
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Cette bénédiction accompagne, dans le Talmud, les premiers pas. Marcher suppose une coordination que nous remarquons rarement tant elle nous est familière. En remerciant Hachem pour cette faculté, nous pouvons aussi réfléchir à sa destination. Un trajet vers l’étude, une visite ou une aide apportée à quelqu’un donnent à nos pas un sens précieux.
(Bera’kot 60b ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Hamé’kine mitsadé gaver ».)
Pensée hassidique
Rabbi Naḥman enseigne que les pensées, les paroles et les actes de notre journée peuvent porter des appels à nous rapprocher de Hachem. Cette bénédiction nous invite ainsi à marcher avec attention. Dans nos occupations ordinaires, cherchons simplement le bien à accomplir et la manière de servir Hachem là où nous nous trouvons.
(Rabbi Naḥman de Breslev, Likoutey Moharan, première partie, enseignement 54, §2.)
Chéassa li kol tsorki
Rappelons-nous les moyens que Hachem nous donne pour répondre à nos besoins. Avant de penser à ce qui nous manque encore, prenons le temps de reconnaître ce que nous avons reçu.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui as réalisé mes besoins.
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Le Talmud associe cette bénédiction au fait de chausser ses pieds. Les chaussures permettent d’aller à ses occupations et de pourvoir à ses besoins. À partir de ce bienfait simple, notre reconnaissance peut s’élargir à tout ce qui nous est accordé. Les besoins demeurent, mais le cœur apprend à nommer aussi les dons déjà présents.
(Bera’kot 60b ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Chéassa li kol tsorki ».)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que la bonté divine peut demeurer cachée à nos yeux. Dans l’esprit de cet enseignement, cette bénédiction nous aide à recevoir avec reconnaissance ce qui nous est accordé, même lorsque tout ne correspond pas à nos souhaits. Confions à Hachem nos besoins, sans laisser l’inquiétude effacer les bontés déjà présentes dans notre vie.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 26 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Ozèr Israël bigvoura
Remercions Hachem pour la force de nous préparer à Son service. Pensons à la maîtrise de soi dont nous aurons besoin pour agir avec retenue et fidélité.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui renforces Israël de vigueur.
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Cette bénédiction se rattache à la ceinture et à la tenue qui convient à la prière. Le commentaire du Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada y souligne aussi la force spirituelle nécessaire pour maîtriser son penchant. Pensons à une situation concrète : retenir une parole dure, patienter ou renoncer à une faute. Demandons intérieurement que la force reçue serve ces choix.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, passage « Ki assar hémyané » ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, commentaire de « Ozer Israël bigvoura ».)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que l’homme peut exercer sa maîtrise sur ses pensées, ses paroles et ses actes, même lorsque son cœur est encore agité. Nous pouvons recevoir cette bénédiction comme un appel à cette force intérieure. La vigueur se manifeste alors dans une colère retenue, une tentation écartée ou une parole choisie avec soin.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 12 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Otèr Israël bétifara
Reconnaissons l’honneur de vivre dans le souvenir de Hachem. Que le signe de respect évoqué par cette bénédiction nous aide à conserver une attitude humble et digne.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui couronnes Israël de splendeur.
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Le Talmud rattache cette bénédiction au couvre-chef. Le Beit Yossef explique qu’il rappelle la crainte du Ciel et représente un honneur pour Israël. Ce qui couvre la tête nous invite à nous souvenir de Celui devant qui nous vivons. Portons ce rappel dans notre conduite, en cherchant à parler et à agir avec respect.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, explication de « Oter Israël betifara ».)
Pensée hassidique
Le Tanya invite l’homme à se rappeler qu’il se tient devant Hachem et à Le servir avec respect. Dans cet esprit, la splendeur reçue nous appelle à une conduite digne de Sa présence. Que notre manière de parler et d’agir laisse paraître cette conscience : nous sommes accueillis dans le service du Roi.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 41 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Chélo assani goy
Remercions Hachem de nous avoir donné part à l’alliance d’Israël, à la Torah et aux mitsvot. Accueillons cette appartenance avec joie et avec le désir d’en assumer les devoirs.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait non juif.
La femme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait non juive.
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Le Beit Yossef explique cette série de bénédictions à partir de l’obligation des mitsvot. Nous rendons grâce pour la place qui nous est donnée dans le service de Hachem. Cette reconnaissance nous engage : recevoir la Torah appelle une conduite fidèle à ses enseignements. Que notre joie d’appartenir à Israël se traduise par davantage d’étude, de droiture et de bonté.
(Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, passage sur les trois bénédictions « Chélo assani ».)
Pensée hassidique
Le Tanya invite chaque Juif à se réjouir de pouvoir accueillir la présence de Hachem dans sa vie. Dans l’esprit de cet enseignement, remercions pour notre appartenance à Israël en prenant à cœur la tâche qu’elle nous confie. Que cette joie nourrisse notre fidélité à la Torah, notre amour des mitsvot et notre désir de sanctifier le Nom de Hachem.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 33 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Chélo assani avèd
Remercions Hachem pour la liberté et la responsabilité qui nous sont accordées dans Son service. Recevons la possibilité d’accomplir Ses mitsvot comme un bien précieux.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait esclave.
La femme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir faite servante.
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Le terme « aved » désigne ici le statut de l’esclave cananéen, dont les obligations religieuses diffèrent de celles d’un Juif libre. Le Beit Yossef précise que la bénédiction porte sur ce statut au regard des mitsvot. Elle nous invite à mesurer la valeur de notre disponibilité : pouvoir choisir le bien et accomplir ce qui nous incombe est une responsabilité dont nous remercions Hachem.
(Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, explication de « Chélo assani aved » et réponse du Rambam rapportée par l’Aboudraham.)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que l’homme doit accepter la royauté de Hachem et se mettre à Son service. Cette réflexion donne une direction à la liberté pour laquelle nous remercions : pouvoir consacrer nos actes à Sa volonté. Que notre liberté nous aide aujourd’hui à choisir le bien, même lorsqu’une habitude ou un désir voudrait nous retenir.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 41 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Chélo assani icha
L’homme remercie Hachem pour les mitsvot supplémentaires auxquelles il est tenu. Qu’il prononce ces mots avec humilité, en désirant accomplir pleinement les obligations qui lui ont été confiées.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait femme.
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Le Beit Yossef explique cette bénédiction par la différence d’obligation dans les mitsvot, notamment celles dont les femmes sont dispensées. La gratitude porte sur le service à accomplir. Elle appelle donc l’homme à examiner sa fidélité à ses devoirs : donner du temps à l’étude, prier avec attention et accomplir les mitsvot avec soin. La joie de l’obligation prend son sens dans l’effort pour y répondre.
(Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, passage sur les trois bénédictions « Chélo assani » ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, commentaire de « Chélo assani icha ».)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que l’amour de Hachem trouve son expression dans l’accomplissement des mitsvot. En récitant cette bénédiction, l’homme peut prendre à cœur les obligations qui lui sont confiées. Que sa reconnaissance devienne une résolution concrète : accomplir avec soin les mitsvot qui lui incombent et donner à son amour de Hachem une forme dans sa journée.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 4 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Chéassani kirtsono
La femme remercie Hachem de l’avoir créée selon Sa volonté. Qu’elle accueille avec confiance la vie reçue et la part de Son service qui lui est confiée.
La femme dira
Béni soit, Celui qui m’a faite selon Sa volonté.
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Ces mots expriment la reconnaissance envers le Créateur et l’acceptation de Sa volonté. Ils peuvent aider chacune à servir Hachem à partir de sa propre vie, avec ses possibilités et ses responsabilités. Les mitsvot qu’elle accomplit, la prière qu’elle Lui adresse et le bien qu’elle apporte à autrui donnent une expression concrète à cette confiance.
(Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Explication des bénédictions du matin », commentaire de « Chéassani kirtsono ».)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que notre intention dans la Torah et la prière doit être de procurer de la satisfaction à Hachem. Dans cet esprit, la femme peut accueillir sa propre place dans Son service avec confiance. Que cette bénédiction l’aide à consacrer ses forces aux mitsvot qui lui incombent, avec le désir simple et profond d’accomplir Sa volonté.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 41 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Hamaavir et Vihi ratson
Remercions Hachem de dissiper le sommeil, puis confions-Lui la direction de notre journée. Désirons que nos forces éveillées nous rapprochent de Sa Torah et de Ses mitsvot.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de m’ôter le sommeil de mes yeux et l’engourdissement de mes paupières.
Qu’il soit agréé devant Toi, Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, de m’habituer dans Ta Torah. Que je m’attache à ses commandements. Protège-moi de ne jamais commettre une faute involontaire ou volontaire, de ne pas être mis à l’épreuve ou de subir d’humiliation. Éloigne-moi du mauvais penchant et attache-moi au bon penchant. Contrains mon mauvais penchant à se soumettre devant Toi. Accorde-moi dès aujourd’hui et chaque jour, de trouver grâce, bonté et miséricorde devant Toi et auprès de tous ceux qui me voient, prodigue-moi des bontés bienfaisantes. Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui prodigues des bontés bienfaisantes à son peuple Israël.
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La reconnaissance pour le réveil se prolonge en une demande : que la Torah devienne familière à notre vie et que nous soyons attachés aux mitsvot. Nous demandons aussi d’être préservés de la faute et de l’épreuve. Cette prière nous apprend à commencer avec humilité : nous voulons avancer, et nous savons combien l’aide de Hachem nous est nécessaire.
(Bera’kot 60b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 46, passages sur la continuité de « Hamaavir » et « Vihi ratson ».)
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Rabbi Nathan relie la fin des bénédictions du matin à la bonté par laquelle Hachem nous aide à sortir du sommeil spirituel. Après avoir reçu de nouvelles forces, demandons de les employer pour la Torah et les mitsvot. Le réveil du cœur commence lorsque nous répondons à cette bonté par un pas sincère dans Son service.
(Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Hachkamat Haboker, 1, §11.)
Yéhi ratson pour la protection du jour
Confions à Hachem les rencontres et les difficultés possibles de la journée. Demandons-Lui de nous préserver des influences mauvaises et de nous aider à garder une conduite droite.
Qu’il soit agréé devant Toi, Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, de me sauver aujourd’hui et jour après jour des insolents, des méprisants, d’une personne mauvaise, de l’incitation du mauvais penchant, d’une mauvaise liaison amicale, d’un mauvais voisin, d’un mauvais incident, du mauvais œil, de la médisance, d’un jugement sévère, d’une personne conflictuelle, qu’il soit un fils de l’alliance ou pas un fils de l’alliance.
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Le Talmud rapporte que Rabbi prononçait une demande semblable après sa prière, bien qu’il fût entouré de gardes. Les protections humaines ne lui faisaient pas oublier Hachem. À notre tour, prenons les précautions nécessaires avec sagesse, tout en Lui confiant ce qui nous échappe. Demandons aussi la protection contre notre propre mauvais penchant, afin que notre conduite contribue à la paix.
(Bera’kot 16b, prière de Rabbi après la prière.)
Pensée hassidique
Rabbi Naḥman enseigne à parler à Hachem avec simplicité, dans la langue que nous connaissons, et à Lui demander de nous rapprocher de Son service. Dans cet esprit, cette prière nous invite à Lui confier nos fragilités et les rencontres de la journée. Après ces mots, prenons aussi soin de nos choix, de nos paroles et de nos fréquentations.
(Rabbi Naḥman de Breslev, Likoutey Moharan, deuxième partie, enseignement 25 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)
Al divré Torah et Véhaarèv na
Avant l’étude, reconnaissons le privilège de recevoir la parole de Hachem. Demandons d’en goûter la douceur, de l’étudier avec sincérité et de la transmettre avec amour aux générations qui nous suivent.
Bénédictions de la torah
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de nous avoir sanctifiés par l’accomplissement de Tes commandements, et nous as ordonnés de nous occuper des paroles de Torah.
Je T’en supplie Éternel, notre Dieu, que ces paroles de Torah soient douces et plaisantes dans notre bouche et dans la bouche de Ton peuple, la maison d’Israël. Que nous méritions nous et notre descendance et la descendance de notre descendance, tous ensembles que nous puissions connaître Ton nom et aussi ceux qui étudient Ta Torah dans un but désintéressé. Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, qui enseigne la Torah à Son peuple Israël.
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Rabbénou Yona souligne l’importance d’accorder à la Torah la valeur qui lui revient avant de l’étudier. Nous demandons ensuite que ses paroles deviennent douces à notre bouche. Cette demande embrasse nos enfants et tout Israël : notre étude s’inscrit dans une transmission. En prononçant ces mots, pensons avec affection à ceux pour lesquels nous souhaitons une vie éclairée par la Torah.
(Bera’kot 11b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 47, au nom de Rabbénou Yona ; Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada, chapitre « Bénédictions de la Torah », passages sur sa douceur et sur les enfants.)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que la Torah devient une nourriture pour l’âme lorsque nous cherchons à la comprendre. Rabbi Nathan explique que les bénédictions de la Torah nous préparent à recevoir son enseignement comme une source de vie. Demandons donc une étude qui nous rapproche de Hachem, qui nous transforme et dont nous puissions transmettre le goût à nos enfants.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 5 ; Rabbi Nathan, Likoutey Hala’kot, Oraḥ Ḥayim, Hil’kot Birkat Hatorah, 1, §1.)
Achèr ba’har banou
Remercions Hachem de nous avoir choisis pour recevoir Sa Torah. Accueillons ce don avec joie et respect, en désirant qu’il guide notre manière de vivre.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui nous as choisis parmi tous les peuples et de nous avoir donné Sa Torah. Bénis sois-Tu Éternel, qui donne la Torah.
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Rav Hamnouna désigne cette formule comme la plus éminente des bénédictions de la Torah. Nous y remercions Hachem de nous avoir choisis et de nous avoir donné Sa Torah. Prenons conscience de ce que nous allons ouvrir en ouvrant un livre d’étude : un enseignement reçu de Lui. Cette pensée peut rendre notre écoute plus attentive et notre désir de mettre en pratique plus sincère.
(Bera’kot 11b ; Beit Yossef, Oraḥ Ḥayim, chapitre 47, passages sur « Acher baḥar banou » et sur la considération due à la Torah.)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que Hachem a rendu Sa volonté et Sa sagesse accessibles à travers la Torah, afin que l’homme puisse s’attacher à Lui. Recevons ce don avec reconnaissance. Même une étude modeste, menée avec attention et sincérité, nous permet d’accueillir cette sagesse et de lui donner une place dans notre vie.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitres 4 et 5.)
La bénédiction des Cohanim
Recevons ces paroles de Torah avec un cœur ouvert. Elles nous rappellent que la bénédiction, la protection et la paix viennent de Hachem. Pensons à notre foyer et à tout Israël.
Bénédictions des cohanim
L’Éternel parla à Moché en ces termes: Parle ainsi à Aharon et à ses fils: Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël; vous leur direz:
Que l’Éternel te bénisse et te protège!
Que l’Éternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant!
Que l’Éternel dirige Son regard vers toi et t’accorde la paix!
Ils placeront ainsi Mon nom sur les enfants d’Israël, et moi Je les bénirai.
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Rachi explique que Hachem donne la bénédiction et protège le bien qu’Il accorde. Il précise aussi que les Cohanim doivent bénir avec attention et de tout cœur. Ces paroles nous invitent à demander un bien qui puisse être conservé et vécu dans la paix. Que notre journée porte quelque chose de cette bénédiction, jusque dans la douceur de nos relations.
(Bamidbar 6, 22 à 27 ; Rachi sur Bamidbar 6, 23 à 27.)
Pensée hassidique
Le Tanya enseigne que les âmes d’Israël ont une même source et qu’un même Père les unit. Il relie cette unité à la demande de recevoir ensemble la lumière divine. Dans cet esprit, accueillons la paix qui conclut la bénédiction des Cohanim en faisant place à notre prochain : une parole apaisante et un geste de rapprochement peuvent déjà lui ouvrir un chemin.
(Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, Tanya, Likoutey Amarim, chapitre 32 ; réflexion inspirée de cet enseignement.)

