Les bénédictions du matin
Intentions et commentaires pour éveiller le cœur
Modé Ani
Au réveil, prenons un instant pour reconnaître la bonté de Hachem : Il nous a rendu notre âme et nous accorde une nouvelle journée. Que nos premières paroles expriment une gratitude sincère pour ce don de la vie.
Au réveil on dira
Je te rends grâce, le Roi qui vit et subsiste, Tu as restitué mon âme en mon sein, grande est notre confiance en Toi.
La reconnaissance peut éveiller l’amour. Rabbénou Yona enseigne qu’en se rappelant, dès le réveil, la bonté du Créateur qui lui a rendu son âme et renouvelé ses forces, l’homme fait grandir dans son cœur l’amour de Hachem. Cet amour lui donne l’élan de se lever pour Le servir. Accueillons cette journée avec le désir d’employer la vie reçue à une parole bienveillante, à l’étude et aux mitsvot.
Al nétilat yadayim
En commençant cette journée, préparons-nous à servir Hachem avec des mains pures et un cœur disponible. La nétilat yadaïm nous rappelle que la vie renouvelée au réveil nous est donnée pour Le servir et bénir Son Nom.
Ablution des mains
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de nous avoir sanctifiés par l’accomplissement de Tes commandements, et nous as ordonnés l’ablution des mains.
Le Rachba explique qu’au matin, nous sommes comme une créature nouvelle. Nous sanctifions donc nos mains, à l’image du Cohen qui les sanctifiait avant son service au Temple. Cette image nous invite à considérer autrement les gestes de la journée : ces mains pourront donner, aider et accomplir les mitsvot. Dès le matin, éveillons en nous le désir de les employer au bien.
Achèr Yatsar
Arrêtons-nous devant la sagesse avec laquelle Hachem a formé notre corps. Son fonctionnement quotidien nous permet de vivre. Remercions-Le avec attention pour ces bienfaits si proches de nous que nous finissons parfois par les oublier.
Après les toilettes
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, Tu as créé l’homme avec sagesse, Tu as créé en son sein, des organes munis d’orifices et d’autres pourvus de récipients. Il est dévoilé et connu devant le trône de Ta gloire, que si un conduit ou une artère venait à se fermer ou si un organe hermétique venait à s’ouvrir, il nous serait impossible de survivre plus d’un instant. Bénis sois-Tu Éternel, qui guéris toutes les chaires œuvre merveilleuse.
Les ouvertures et les organes du corps remplissent chacun leur fonction. Le Beit Yossef rapporte que l’évacuation de ce dont le corps n’a plus besoin participe elle-même à sa préservation. Cette bénédiction nous apprend ainsi à reconnaître la bonté de Hachem jusque dans les fonctions les plus ordinaires. Nous pouvons Le remercier pour un bienfait discret, sans attendre qu’un manque nous en révèle le prix.
Élohay Néchama
Reconnaissons la pureté de l’âme que Hachem nous a donnée. Il la garde en nous et nous permet, aujourd’hui encore, de Le remercier. Éveillons le désir de prendre soin de ce dépôt précieux.
Mon Dieu, cette âme que Tu as placée en moi est pure. C’est bien Toi qui l’as créée, qui l’as façonné, tu l’as insufflé en moi et Tu veilles sur elle en mon sein. Viendra un jour où Tu la reprendras et Tu me la restitueras dans les temps futurs. Tout ce temps où mon âme séjourne en moi, je Te rends grâce Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, Celui qui gouverne sur toutes Ses œuvres, maître de toutes les âmes. Béni sois-Tu Éternel, qui rétablis les âmes dans les corps inanimés.
Cette prière nous accompagne de l’origine de notre âme jusqu’à sa restitution future, lors de la résurrection. Au milieu de cette grande espérance, elle nous ramène à ce que nous pouvons faire maintenant : tant que notre âme demeure en nous, remercier Hachem. Chaque jour de vie devient ainsi une occasion de répondre à Son don par une prière sincère et une action bonne.
Hanotèn lassé’kvi vina
Remercions Hachem pour la faculté de comprendre et de discerner. En reconnaissant le passage de la nuit au jour, pensons aussi à la responsabilité d’employer notre intelligence avec justesse.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui donnes au coq le discernement pour faire la distinction entre le jour et la nuit.
Le Beit Yossef explique que le mot « sé’kvi » désigne le cœur, siège du discernement, et qu’il s’applique aussi au coq qui perçoit l’arrivée du jour. Nous remercions Hachem pour cette capacité à reconnaître les distinctions. Que ce don nous conduise à réfléchir avant d’agir, à écouter avant de répondre et à rechercher ce qui est juste.
Pokéa’h ivrim
La vue nous ouvre au monde et aux êtres qui nous entourent. Remercions Hachem pour ce don et préparons-nous à regarder avec attention les bienfaits qu’Il place devant nous.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui ouvres les yeux.
Le Talmud rattache cette bénédiction au moment où l’on ouvre les yeux. Un geste si familier devient une occasion de gratitude. Dans cet esprit, veillons aussi à l’usage de notre regard : voir ce qui mérite d’être apprécié, remarquer celui qui a besoin d’aide et reconnaître le bien chez autrui. La reconnaissance peut ainsi orienter notre manière de voir.
Matir assourim
Remercions Hachem pour la liberté de mouvement qu’Il donne à notre corps. Que la possibilité de bouger devienne pour nous une invitation à nous rendre disponibles pour une mitsva.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui délivres les prisonniers.
Pendant le sommeil, nos membres demeurent comme liés. Au réveil, nous pouvons les étendre et les mouvoir. Le Beit Yossef voit dans ce changement le sens de cette bénédiction. Pensons à tout ce que permet un mouvement simple : tendre la main, se rendre auprès de quelqu’un, ouvrir un livre. Recevons cette liberté avec le désir de l’employer utilement.
Zokèf kéfoufim
En nous tenant debout, reconnaissons que cette force nous vient de Hachem. Accueillons la journée avec humilité et avec la volonté de nous présenter à Son service.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui redresses les courbés.
Après avoir remercié pour le mouvement des membres, nous remercions pour la possibilité de redresser le corps. Le Beit Yossef distingue ces deux bienfaits : chacun mérite notre attention. Cette précision nous apprend à ne pas traverser trop vite les bontés reçues. Se lever, se tenir debout, commencer une tâche : autant d’occasions de se souvenir de Celui qui nous soutient.
Malbich aroumim
Pensons aux vêtements qui nous protègent et préservent notre pudeur. Remercions Hachem de pourvoir à ce besoin quotidien, et éveillons notre attention à ceux qui manquent du nécessaire.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui habilles les dénudés.
Le Talmud associe cette bénédiction au fait de s’habiller. Le vêtement que nous prenons chaque matin peut donc devenir un rappel de la bonté de Hachem. Ce regard nous aide à apprécier ce que nous possédons. Il peut aussi ouvrir notre cœur à autrui : ayant reçu de quoi nous vêtir, cherchons, selon nos moyens, à préserver la dignité de celui qui manque.
Hanotèn layaèf koa’h
Remercions Hachem pour les forces qu’Il renouvelle. Même lorsque la fatigue demeure, reconnaissons le bien déjà reçu et abordons le jour avec confiance, à la mesure de nos possibilités.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui donnes à celui qui est fatigué des forces.
Le Midrach compare l’âme fatiguée à un objet usé confié en dépôt. Un homme rend ce qu’il a reçu tel qu’il l’a gardé ; Hachem rend à l’âme sa fraîcheur. Cette image nous invite à reconnaître le repos comme un bienfait. Nous pouvons accueillir les forces disponibles aujourd’hui sans exiger de nous-mêmes de tout accomplir à la fois.
Roka haarèts al hamayim
Reconnaissons la bonté de Hachem dans la terre ferme sur laquelle nous vivons. Avant même nos activités, un lieu nous est donné pour nous tenir et agir.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui étends la terre sur les eaux.
Le Talmud rattache cette bénédiction au moment où l’on pose les pieds sur le sol. Notre gratitude s’étend ainsi au cadre même de notre existence. Nous sommes invités à remarquer ce qui nous porte chaque jour et que l’habitude rend presque invisible. Le sol sous nos pas devient, lui aussi, une occasion de louer le Créateur.
Hamé’kine mitsadé gavèr
Remercions Hachem pour la possibilité de marcher. En pensant aux chemins de cette journée, éveillons le désir de diriger nos pas vers ce qui est bon.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui aménages la marche de l’homme.
Cette bénédiction accompagne, dans le Talmud, les premiers pas. Marcher suppose une coordination que nous remarquons rarement tant elle nous est familière. En remerciant Hachem pour cette faculté, nous pouvons aussi réfléchir à sa destination. Un trajet vers l’étude, une visite ou une aide apportée à quelqu’un donnent à nos pas un sens précieux.
Chéassa li kol tsorki
Rappelons-nous les moyens que Hachem nous donne pour répondre à nos besoins. Avant de penser à ce qui nous manque encore, prenons le temps de reconnaître ce que nous avons reçu.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui as réalisé mes besoins.
Le Talmud associe cette bénédiction au fait de chausser ses pieds. Les chaussures permettent d’aller à ses occupations et de pourvoir à ses besoins. À partir de ce bienfait simple, notre reconnaissance peut s’élargir à tout ce qui nous est accordé. Les besoins demeurent, mais le cœur apprend à nommer aussi les dons déjà présents.
Ozèr Israël bigvoura
Remercions Hachem pour la force de nous préparer à Son service. Pensons à la maîtrise de soi dont nous aurons besoin pour agir avec retenue et fidélité.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui renforces Israël de vigueur.
Cette bénédiction se rattache à la ceinture et à la tenue qui convient à la prière. Le commentaire du Séder Hayom Bahala’ka Ouvéaggada y souligne aussi la force spirituelle nécessaire pour maîtriser son penchant. Pensons à une situation concrète : retenir une parole dure, patienter ou renoncer à une faute. Demandons intérieurement que la force reçue serve ces choix.
Otèr Israël bétifara
Reconnaissons l’honneur de vivre dans le souvenir de Hachem. Que le signe de respect évoqué par cette bénédiction nous aide à conserver une attitude humble et digne.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui couronnes Israël de splendeur.
Le Talmud rattache cette bénédiction au couvre-chef. Le Beit Yossef explique qu’il rappelle la crainte du Ciel et représente un honneur pour Israël. Ce qui couvre la tête nous invite à nous souvenir de Celui devant qui nous vivons. Portons ce rappel dans notre conduite, en cherchant à parler et à agir avec respect.
Chélo assani goy
Remercions Hachem de nous avoir donné part à l’alliance d’Israël, à la Torah et aux mitsvot. Accueillons cette appartenance avec joie et avec le désir d’en assumer les devoirs.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait non juif.
La femme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait non juive.
Le Beit Yossef explique cette série de bénédictions à partir de l’obligation des mitsvot. Nous rendons grâce pour la place qui nous est donnée dans le service de Hachem. Cette reconnaissance nous engage : recevoir la Torah appelle une conduite fidèle à ses enseignements. Que notre joie d’appartenir à Israël se traduise par davantage d’étude, de droiture et de bonté.
Chélo assani avèd
Remercions Hachem pour la liberté et la responsabilité qui nous sont accordées dans Son service. Recevons la possibilité d’accomplir Ses mitsvot comme un bien précieux.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait esclave.
La femme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir faite servante.
Le terme « aved » désigne ici le statut de l’esclave cananéen, dont les obligations religieuses diffèrent de celles d’un Juif libre. Le Beit Yossef précise que la bénédiction porte sur ce statut au regard des mitsvot. Elle nous invite à mesurer la valeur de notre disponibilité : pouvoir choisir le bien et accomplir ce qui nous incombe est une responsabilité dont nous remercions Hachem.
Chélo assani icha
L’homme remercie Hachem pour les mitsvot supplémentaires auxquelles il est tenu. Qu’il prononce ces mots avec humilité, en désirant accomplir pleinement les obligations qui lui ont été confiées.
L’homme dira
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de ne pas m’avoir fait femme.
Le Beit Yossef explique cette bénédiction par la différence d’obligation dans les mitsvot, notamment celles dont les femmes sont dispensées. La gratitude porte sur le service à accomplir. Elle appelle donc l’homme à examiner sa fidélité à ses devoirs : donner du temps à l’étude, prier avec attention et accomplir les mitsvot avec soin. La joie de l’obligation prend son sens dans l’effort pour y répondre.
Chéassani kirtsono
La femme remercie Hachem de l’avoir créée selon Sa volonté. Qu’elle accueille avec confiance la vie reçue et la part de Son service qui lui est confiée.
La femme dira
Béni soit, Celui qui m’a faite selon Sa volonté.
Ces mots expriment la reconnaissance envers le Créateur et l’acceptation de Sa volonté. Ils peuvent aider chacune à servir Hachem à partir de sa propre vie, avec ses possibilités et ses responsabilités. Les mitsvot qu’elle accomplit, la prière qu’elle Lui adresse et le bien qu’elle apporte à autrui donnent une expression concrète à cette confiance.
Hamaavir et Vihi ratson
Remercions Hachem de dissiper le sommeil, puis confions-Lui la direction de notre journée. Désirons que nos forces éveillées nous rapprochent de Sa Torah et de Ses mitsvot.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de m’ôter le sommeil de mes yeux et l’engourdissement de mes paupières.
Qu’il soit agréé devant Toi, Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, de m’habituer dans Ta Torah. Que je m’attache à ses commandements. Protège-moi de ne jamais commettre une faute involontaire ou volontaire, de ne pas être mis à l’épreuve ou de subir d’humiliation. Éloigne-moi du mauvais penchant et attache-moi au bon penchant. Contrains mon mauvais penchant à se soumettre devant Toi. Accorde-moi dès aujourd’hui et chaque jour, de trouver grâce, bonté et miséricorde devant Toi et auprès de tous ceux qui me voient, prodigue-moi des bontés bienfaisantes. Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui prodigues des bontés bienfaisantes à son peuple Israël.
La reconnaissance pour le réveil se prolonge en une demande : que la Torah devienne familière à notre vie et que nous soyons attachés aux mitsvot. Nous demandons aussi d’être préservés de la faute et de l’épreuve. Cette prière nous apprend à commencer avec humilité : nous voulons avancer, et nous savons combien l’aide de Hachem nous est nécessaire.
Yéhi ratson pour la protection du jour
Confions à Hachem les rencontres et les difficultés possibles de la journée. Demandons-Lui de nous préserver des influences mauvaises et de nous aider à garder une conduite droite.
Qu’il soit agréé devant Toi, Éternel mon Dieu et Dieu de mes pères, de me sauver aujourd’hui et jour après jour des insolents, des méprisants, d’une personne mauvaise, de l’incitation du mauvais penchant, d’une mauvaise liaison amicale, d’un mauvais voisin, d’un mauvais incident, du mauvais œil, de la médisance, d’un jugement sévère, d’une personne conflictuelle, qu’il soit un fils de l’alliance ou pas un fils de l’alliance.
Le Talmud rapporte que Rabbi prononçait une demande semblable après sa prière, bien qu’il fût entouré de gardes. Les protections humaines ne lui faisaient pas oublier Hachem. À notre tour, prenons les précautions nécessaires avec sagesse, tout en Lui confiant ce qui nous échappe. Demandons aussi la protection contre notre propre mauvais penchant, afin que notre conduite contribue à la paix.
Al divré Torah et Véhaarèv na
Avant l’étude, reconnaissons le privilège de recevoir la parole de Hachem. Demandons d’en goûter la douceur, de l’étudier avec sincérité et de la transmettre avec amour aux générations qui nous suivent.
Bénédictions de la torah
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, de nous avoir sanctifiés par l’accomplissement de Tes commandements, et nous as ordonnés de nous occuper des paroles de Torah.
Je T’en supplie Éternel, notre Dieu, que ces paroles de Torah soient douces et plaisantes dans notre bouche et dans la bouche de Ton peuple, la maison d’Israël. Que nous méritions nous et notre descendance et la descendance de notre descendance, tous ensembles que nous puissions connaître Ton nom et aussi ceux qui étudient Ta Torah dans un but désintéressé. Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, qui enseigne la Torah à Son peuple Israël.
Rabbénou Yona souligne l’importance d’accorder à la Torah la valeur qui lui revient avant de l’étudier. Nous demandons ensuite que ses paroles deviennent douces à notre bouche. Cette demande embrasse nos enfants et tout Israël : notre étude s’inscrit dans une transmission. En prononçant ces mots, pensons avec affection à ceux pour lesquels nous souhaitons une vie éclairée par la Torah.
Achèr ba’har banou
Remercions Hachem de nous avoir choisis pour recevoir Sa Torah. Accueillons ce don avec joie et respect, en désirant qu’il guide notre manière de vivre.
Bénis sois-Tu Éternel, notre Dieu, le Roi du monde, qui nous as choisis parmi tous les peuples et de nous avoir donné Sa Torah. Bénis sois-Tu Éternel, qui donne la Torah.
Rav Hamnouna désigne cette formule comme la plus éminente des bénédictions de la Torah. Nous y remercions Hachem de nous avoir choisis et de nous avoir donné Sa Torah. Prenons conscience de ce que nous allons ouvrir en ouvrant un livre d’étude : un enseignement reçu de Lui. Cette pensée peut rendre notre écoute plus attentive et notre désir de mettre en pratique plus sincère.
La bénédiction des Cohanim
Recevons ces paroles de Torah avec un cœur ouvert. Elles nous rappellent que la bénédiction, la protection et la paix viennent de Hachem. Pensons à notre foyer et à tout Israël.
Bénédictions des cohanim
L’Éternel parla à Moché en ces termes: Parle ainsi à Aharon et à ses fils: Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël; vous leur direz:
Que l’Éternel te bénisse et te protège!
Que l’Éternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant!
Que l’Éternel dirige Son regard vers toi et t’accorde la paix!
Ils placeront ainsi Mon nom sur les enfants d’Israël, et moi Je les bénirai.
Rachi explique que Hachem donne la bénédiction et protège le bien qu’Il accorde. Il précise aussi que les Cohanim doivent bénir avec attention et de tout cœur. Ces paroles nous invitent à demander un bien qui puisse être conservé et vécu dans la paix. Que notre journée porte quelque chose de cette bénédiction, jusque dans la douceur de nos relations.
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