Le Créateur a établi l’ordre des luminaires afin de fixer les temps et les fêtes.
LA LUNE DIT : « Il a fait la lune pour les temps fixés ; le soleil connaît son coucher. »
Leçons du cœur
Contemple le secret du renouvellement à partir du manque, car la lune, qui ne possède pas de lumière propre et dont la lumière diminue progressivement, nous enseigne que la descente constitue elle-même le but de l’élévation.
L’enseignement profond qui se trouve ici est que même lorsqu’un homme se sent dans le manque, affaibli ou « diminué », il doit savoir qu’il s’agit d’une préparation à un temps nouveau et à une croissance renouvelée.
Le véritable renforcement consiste à sanctifier les temps obscurs, comme on sanctifie le nouveau mois, avec la foi que la lumière reviendra et sera de nouveau pleine.
Sache que le Créateur a établi un ordre dans le monde selon lequel le soleil « connaît son coucher » et se couche afin de te permettre de construire ta foi durant la nuit.
Lorsque tu apprendras à voir dans chaque manque une occasion de te remplir à nouveau, ton âme se remplira d’une vitalité fraîche, et tu mériteras d’être à l’image de la lune qui se renouvelle et qui éclaire précisément à travers l’humilité et l’annulation de soi devant la lumière du Créateur.
Mon cœur Te parle
Maître du monde, aide-moi à soumettre ma volonté à la Tienne, jusqu’à ne plus avoir dans ce monde aucune autre volonté que la Tienne, toujours. Sauve-moi de l’erreur de « ma force et la puissance de ma main », et accorde-moi de croire véritablement que je n’ai aucun pouvoir propre pour accomplir cette réussite, mais que tout vient de Toi seul, par Ta Providence particulière. Je T’en prie, Hachem, aide-moi à abandonner ma propre intelligence et ma confiance en moi-même, et à ne m’appuyer que sur Toi.
Accorde-moi d’être un réceptacle digne de Ta grande lumière, afin que les yeux de mon intelligence soient éclairés comme le soleil et comme la lune, par mon attachement à Ta sagesse. Donne-moi une force de sainteté pour surmonter mon mauvais penchant et pour écarter toute honte lorsqu’il s’agit de prier devant Toi avec l’audace de la sainteté.
Enseigne-moi à savoir que tous les événements qui m’arrivent sont pour mon bien, et accorde-moi la lumière de Ton visage qui éclaire chaque Juste, jusqu’à ce que nous méritions la grande lumière où la lumière de la lune sera comme celle du soleil, bientôt de nos jours. Amen.
L’œuvre de Tes mains
La lune n’est pas seulement une « lampe » pour la nuit ; elle est aussi un véritable « stabilisateur » de la Terre.
Sans la force gravitationnelle de la lune, la Terre serait beaucoup plus instable et le climat connaîtrait des variations considérables.
De plus, la lune provoque les marées dans les océans. Ce mouvement contribue à brasser les eaux et à éviter qu’elles ne deviennent des étendues stagnantes et polluées.
La lune participe ainsi à l’équilibre qui permet aux mers de rester riches en oxygène et en vie.
ÉTUDE APPROFONDIE
AU CŒUR DES MOTS
La lune ne mesure pas seulement le temps, elle lui donne un sens
Contemple le secret du temps qui peut être sanctifié, car la lune n’a pas été placée dans le ciel uniquement pour éclairer la nuit. Son chant révèle qu’Hachem lui a confié une mission particulière :
« Il a fait la lune pour les temps fixés. »
Le Yalkout Chimoni demande pourquoi la lune fut créée et répond qu’elle sert à sanctifier les nouveaux mois et les années. Ainsi, son mouvement devient le fondement du calendrier d’Israël.
Grâce à elle viennent Roch ‘Hodech et les dates qui conduisent aux fêtes.
Pessa’h.
Chavouot.
Roch Hachana.
Souccot.
Le temps cesse alors d’être seulement une succession de jours.
Il devient Moed, un rendez-vous.
C’est peut-être le premier enseignement de la lune :
Hachem ne nous donne pas seulement du temps à traverser ; Il nous donne des temps où Le rencontrer.
Deux journées peuvent contenir le même nombre d’heures et pourtant ne pas avoir la même qualité spirituelle.
Un vendredi après-midi n’est pas simplement la fin d’une semaine de travail : il conduit vers le Chabbat.
Le mois de Nissan n’est pas seulement une période du printemps : il porte la mémoire et la force de la délivrance.
Le temps juif possède une âme.
Et la lune en est l’un des grands témoins.
Sanctifier le temps plutôt que le subir
L’homme dit souvent :
« Le temps passe. »
La lune enseigne une question différente :
« Qu’as-tu fait du temps qui t’a été donné ? »
Le temps peut effectivement emporter beaucoup de choses.
L’enfance passe.
Les années passent.
Les occasions passent.
Mais Israël a reçu une capacité extraordinaire : sanctifier le temps.
Nous ne pouvons pas arrêter chaque journée comme Yéhochoua arrêta le soleil.
Mais nous pouvons décider qu’une partie de notre temps appartiendra clairement à Hachem.
Une heure fixée pour l’étude.
Un moment de prière protégé.
Le Chabbat.
Les fêtes.
Quelques minutes consacrées à parler avec son enfant sans distraction.
Un temps réservé à la Tsedaka, au ‘Hessed, à la réflexion.
L’homme ne maîtrise pas la quantité totale de ses jours.
Mais il possède une responsabilité sur leur contenu.
La lune nous enseigne donc à ne pas seulement demander :
« Combien de temps me reste-t-il ? »
mais :
« Quels rendez-vous avec Hachem suis-je en train de construire à l’intérieur de mon temps ? »
La disparition n’est pas la fin du cycle
La lune possède une caractéristique que le soleil ne possède pas de la même manière aux yeux de l’homme :
elle change continuellement.
Elle apparaît mince.
Elle grandit.
Elle atteint sa plénitude.
Puis elle recommence à diminuer jusqu’à presque disparaître.
Et pourtant, personne ne conclut lorsqu’elle devient invisible :
« La lune est terminée. »
Nous savons qu’un nouveau cycle commence.
Voilà pourquoi elle devient une image si profonde du renouvellement.
Il existe des périodes où l’homme se sent rempli.
La prière est vivante.
La Torah l’attire.
Il possède de l’énergie.
Puis arrive une phase de diminution.
L’enthousiasme baisse.
La concentration devient plus difficile.
Une épreuve bouleverse l’ordre qu’il avait construit.
L’homme peut alors commettre une grave erreur :
prendre une phase pour une identité.
« Je suis devenu comme cela. »
« J’ai perdu toute ma lumière. »
La lune répond :
ce que tu vois aujourd’hui n’est qu’un moment du cycle.
Une diminution n’est pas nécessairement une disparition.
Et une disparition apparente n’est pas nécessairement une fin.
La première Mitsva d’Israël : apprendre à recommencer
Avant même la sortie d’Égypte, Hachem donne à Israël la Mitsva du renouvellement du mois :
« Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois. » (Exode 12, 2)
Le peuple encore enfermé dans l’esclavage apprend déjà à compter un temps nouveau.
Le message est immense.
Avant même que les chaînes physiques soient entièrement brisées, Hachem apprend à Israël :
ton histoire peut recommencer.
L’esclave vit dans le temps de son maître.
Israël libéré apprend à sanctifier son propre calendrier devant Hachem.
Ainsi, le renouvellement de la lune devient particulièrement adapté à un peuple appelé à sortir de l’exil.
La Téchouva elle-même repose sur ce principe.
Si l’homme était condamné à rester pour toujours exactement ce qu’il était hier, la Téchouva n’aurait aucun sens.
Mais Hachem a placé le renouvellement au cœur même de la Création.
Tu as un passé.
Tu dois en assumer ce qui demande réparation.
Mais ton passé ne possède pas le droit de supprimer ton avenir.
Un nouveau mois peut commencer. Un nouveau mouvement de l’âme aussi.
Rabbi Naḥman : les fêtes naissent du renouvellement de la lune
Rabbi Naḥman cite directement notre verset :
« Il a fait la lune pour les temps fixés »
et enseigne que toutes les fêtes dépendent du renouvellement de la lune.
Il relie ce renouvellement à un renouvellement intérieur de l’esprit.
Cette idée éclaire profondément les fêtes d’Israël.
Pourquoi revenons-nous chaque année à Pessa’h ?
N’avons-nous pas déjà raconté la sortie d’Égypte l’année précédente ?
Pourquoi Roch Hachana revient-il encore ?
Pourquoi Souccot ?
Parce que le judaïsme ne considère pas le calendrier comme une simple commémoration.
Le Moed est une nouvelle rencontre.
Nous revenons au même point du calendrier, mais nous ne sommes plus exactement la même personne.
La question n’est donc pas seulement :
« Que signifie Pessa’h ? »
mais :
« De quelle Égypte ai-je besoin de sortir cette année ? »
Pas seulement :
« Qu’est-ce que Roch Hachana ? »
mais :
« Quel renouvellement Hachem me demande-t-Il maintenant ? »
La lune revient, mais jamais pour nous laisser exactement au même endroit.
La diminution de la lune
Nos Sages enseignent qu’au commencement, le soleil et la lune furent créés comme deux grands luminaires. La lune demanda :
« Est-il possible que deux rois se servent d’une même couronne ? »
Hachem lui dit alors :
« Va et diminue-toi. »
La Guemara développe ensuite le dialogue et enseigne qu’Israël compterait les jours et les années par elle, et que des Tsadikim porteraient le qualificatif de « petit », comme Yaakov le petit, Chmouel le petit et David le petit.
Cet enseignement est profond et délicat.
La diminution n’est pas présentée comme une chose insignifiante. Elle est réelle.
Mais elle n’annule pas la mission.
Au contraire, la lune diminuée devient précisément celle par laquelle Israël sanctifie ses mois.
Cela enseigne quelque chose de précieux à l’homme qui traverse une diminution.
Tu as peut-être aujourd’hui moins de force qu’autrefois.
Moins de temps.
Moins de possibilités.
Une épreuve t’a peut-être obligé à abandonner une certaine image que tu avais de toi-même.
Ne conclus pas trop rapidement :
« Puisque je suis diminué, je ne peux plus avoir de mission. »
La lune enseigne exactement l’inverse.
On peut être diminué et devenir pourtant l’instrument par lequel le temps lui-même est sanctifié.
La valeur d’un homme ne se mesure pas uniquement à la quantité de ce qu’il peut faire.
Elle dépend aussi de la fidélité avec laquelle il utilise la lumière qui lui reste.
Recevoir sa lumière n’est pas une faiblesse
Le Zohar enseigne que la lune ne brille pas d’elle-même mais reçoit sa lumière du soleil. Il rattache également notre verset à Roch ‘Hodech, aux fêtes, aux années et au fait qu’Israël établit son compte d’après la lune.
La lune nous apprend ainsi un autre secret :
recevoir n’est pas une honte.
L’homme voudrait souvent être entièrement autonome.
Ne dépendre de personne.
Tout produire par lui-même.
Mais aucune créature n’existe de cette manière.
Nous recevons.
Nous recevons notre vie.
Notre intelligence.
La Torah qui nous fut transmise.
L’amour de nos proches.
Les enseignements de ceux qui nous ont précédés.
Même la possibilité de donner nous a d’abord été donnée.
La lune n’est pas moins belle parce que sa lumière est reçue.
Sa grandeur consiste précisément à recevoir et transmettre fidèlement.
Cette leçon est fondamentale dans l’Avodat Hachem.
L’homme n’a pas besoin de produire artificiellement sa propre lumière.
Il doit se tourner vers Hachem, recevoir et devenir un récipient suffisamment pur pour transmettre ce qu’il reçoit.
Il existe une lumière particulière pour la nuit
Le soleil éclaire avec puissance.
La lune éclaire doucement.
Elle ne transforme pas la nuit en plein jour.
Elle donne suffisamment de lumière pour que la nuit ne soit plus entièrement obscure.
Il existe des périodes de vie où Hachem ne donne pas encore la lumière du plein jour.
La situation n’est pas résolue.
Toutes les réponses ne sont pas venues.
Mais une petite lumière existe.
Une parole de Torah.
Une personne qui soutient.
Une Mitsva que l’on peut encore accomplir.
Un Chabbat.
Une prière.
Un petit point d’espérance.
L’homme peut mépriser cette lumière parce qu’elle ne ressemble pas encore au soleil.
La lune lui dit :
n’exige pas toujours du petit rayon qu’il soit déjà le plein jour. Utilise la lumière qui t’a été donnée pour faire le prochain pas.
Dans la nuit, une petite lumière possède parfois une valeur immense.
Le soleil connaît son coucher
La deuxième partie du verset ajoute :
« Le soleil connaît son coucher. »
Ibn Ezra explique que le soleil suit avec exactitude l’ordre établi pour lui.
Le mot est remarquable :
il connaît sa limite.
Le soleil possède une force immense, mais il ne prétend pas éclairer sans fin.
Il se couche.
La lune enseigne donc le renouvellement, et le soleil qui l’accompagne dans le verset enseigne la limite.
Ces deux idées sont liées.
Pour pouvoir commencer quelque chose de nouveau, il faut parfois accepter que quelque chose d’ancien se termine.
Une journée doit se coucher pour qu’une autre apparaisse.
Un mois s’achève.
Une année s’achève.
Une étape de vie s’achève.
Nous souffrons parfois davantage parce que nous essayons de conserver indéfiniment une saison dont le temps est passé.
Il existe un moment pour commencer.
Et un moment pour terminer.
Un moment pour agir.
Et un moment pour s’arrêter.
La sagesse n’est pas seulement de savoir se lever ; elle est aussi de savoir se coucher à l’heure fixée.
Tout n’a pas besoin d’arriver maintenant
« Il a fait la lune pour les temps fixés. »
Le mot Moed enseigne qu’il existe un temps pour les choses.
Cette vérité est particulièrement importante dans une génération habituée à l’immédiateté.
Nous voulons une réponse maintenant.
Un changement maintenant.
Une réussite maintenant.
Une guérison intérieure maintenant.
Mais la lune ne devient pas pleine le soir même où elle apparaît.
Elle grandit selon un ordre.
L’homme doit lui aussi apprendre à respecter certaines étapes.
Il existe un temps pour semer.
Un temps pour attendre.
Un temps pour corriger.
Un temps pour récolter.
Cela ne signifie pas devenir passif.
Mais cela signifie ne pas confondre patience et abandon.
Tu peux travailler sérieusement et accepter malgré tout que certains fruits possèdent leur propre calendrier.
Ce qui n’est pas encore arrivé n’est pas nécessairement en retard devant Hachem.
Israël ressemble à la lune
Le Zohar souligne qu’Israël compte selon la lune.
Cette proximité a naturellement donné aux Sages une image profonde de l’histoire d’Israël.
La lune connaît diminution et croissance.
Israël aussi a connu des périodes de grandeur et des périodes d’exil.
Le Temple fut construit.
Puis détruit.
Le peuple fut rassemblé.
Puis dispersé.
Pourtant, comme la lune, Israël n’a jamais disparu.
La diminution n’a jamais été l’annulation.
Le Yalkout Chimoni place d’ailleurs notre verset dans un passage qui, quelques lignes plus loin, parle précisément du rassemblement futur d’Israël dispersé parmi les nations.
Cette proximité textuelle est remarquable.
La lune enseigne le renouvellement du mois.
Puis le Midrach rappelle qu’Hachem rassemblera ceux qui sont dispersés.
Le message devient naturel :
ce qui s’est dispersé peut être rassemblé ; ce qui s’est diminué peut recommencer à croître.
Voilà pourquoi la lune porte une espérance particulièrement adaptée à l’exil.
La Guéoula : lorsque la lumière diminuée sera restaurée
Isaïe annonce :
« La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil. » (Isaïe 30, 26)
Le prophète utilise l’image d’une lumière future qui dépassera les mesures que nous connaissons aujourd’hui.
Spirituellement, cette promesse signifie que la diminution n’est pas le dernier état de l’histoire.
La Création avance vers une réparation.
Ce qui est aujourd’hui partiel connaîtra un accomplissement.
Ce qui est caché sera davantage révélé.
Ce qui semble faible pourra recevoir une lumière nouvelle.
La Guéoula n’efface donc pas le passé d’Israël.
Elle révèle que toutes les nuits n’avaient pas réussi à supprimer sa capacité de renouvellement.
Et chaque Roch ‘Hodech devient ainsi une petite annonce de cette vérité.
La lune revient.
Encore.
Après avoir diminué.
Après avoir presque disparu.
Elle revient.
Il existe peu d’images plus simples et plus puissantes de l’espérance.
Ne crains pas de recommencer petit
Le début du mois n’est pas une pleine lune.
Il commence par un croissant fragile.
Voilà peut-être le conseil le plus concret de son chant.
Lorsque tu recommences, n’exige pas immédiatement la plénitude.
Tu veux reprendre une étude ?
Commence par quelques minutes.
Retrouver une prière plus intérieure ?
Commence par une bénédiction.
Travailler une Mida ?
Choisis une situation précise.
Revenir vers Hachem après une longue période d’éloignement ?
Commence aujourd’hui par une parole vraie.
L’homme abandonne parfois son renouvellement parce que son premier pas lui paraît trop petit.
La lune répond :
tout renouvellement commence petit.
Le problème n’est pas que ton croissant soit mince.
Le problème serait de refuser de commencer parce qu’il n’est pas encore pleine lune.
La patience fait partie de la croissance.
Sache donc, âme précieuse, que lorsque la lune proclame : « Il a fait la lune pour les temps fixés ; le soleil connaît son coucher », elle t’enseigne que Hachem a placé le renouvellement au cœur même du temps. Ne crois pas qu’une diminution soit nécessairement une fin. La lune décroît, disparaît presque, puis recommence à croître ; et c’est précisément par elle qu’Israël sanctifie ses mois et fixe ses rendez-vous avec Hachem. Si ta lumière semble aujourd’hui plus petite, ne méprise pas ce qui reste. Utilise-le. Une petite prière peut être ton Roch ‘Hodech intérieur. Quelques minutes de Torah peuvent être le premier croissant d’une lumière qui grandira plus tard. Rabbi Naḥman enseigne que les fêtes elles-mêmes dépendent du renouvellement de la lune : chaque Moed est donc une invitation à ne pas vivre seulement de l’ancienne lumière, mais à renouveler ton esprit et ton lien avec Hachem. Apprends également du soleil à connaître ton coucher : accepte que certaines étapes se terminent, que tout ne puisse pas être accompli en même temps et que chaque chose possède son moment. Tu n’as pas besoin d’être pleine lune dès le premier soir. Commence petit, reste fidèle et laisse Hachem faire croître ce que tu Lui offres. Et lorsque tu traverses une période d’obscurité, souviens-toi qu’Israël lui-même ressemble à cette lune : diminué parfois, dispersé parfois, mais jamais abandonné et toujours capable de renouvellement. Ainsi, chaque nouveau mois devient une promesse silencieuse que l’histoire n’est pas enfermée dans son obscurité présente et qu’après les diminutions viendra encore une lumière nouvelle, jusqu’au grand renouvellement de la Guéoula, dans l’espérance, la confiance et la profonde sérénité.

