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LES ÉTOILES

Le Créateur a formé toute l’armée des cieux et de la terre, et c’est Lui qui donne la vie et qui règne sur toute chose.

LES ÉTOILES DISENT : « Toi seul es Hachem ; Tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qu’elles contiennent, et c’est Toi qui donnes la vie à tous ; et l’armée des cieux se prosterne devant Toi. »

Leçons du cœur

Contemple le secret de l’annulation de soi et de l’unité de chaque point, car les étoiles, qui apparaissent comme de petits points de lumière au sein de la grande obscurité, nous enseignent qu’aucune créature ne se trouve en dehors de Sa Providence.

L’enseignement profond qui se trouve ici est que même lorsqu’un homme se sent petit et insignifiant au sein de l’immensité du monde, il doit se souvenir que le Créateur « donne la vie à tous » d’une manière personnelle.

Le véritable renforcement consiste à annuler l’orgueil et le sentiment d’existence propre, et à se prosterner devant Sa royauté, en comprenant que notre capacité à éclairer ne provient que de Lui.

Sache que même le petit point de lumière que tu fais briller dans l’obscurité fait partie de « l’armée des cieux » qui sanctifie le Nom du Ciel.

Lorsque tu placeras toute ta confiance dans le Créateur, qui est « Toi seul » et qu’il n’y a rien en dehors de Lui, ton âme se remplira d’une vitalité éternelle, et tu mériteras d’être comme une étoile qui éclaire son chemin précisément par l’humilité, la soumission et l’attachement à Hachem vivant.

Mon cœur Te parle

Maître du monde, Tu es « Celui qui remplit tous les mondes et qui entoure tous les mondes », et c’est Toi qui donnes la vie à tous, à chaque instant. Accorde-moi d’atteindre véritablement l’annulation de soi, jusqu’à ce que mon sentiment d’existence propre soit entièrement annulé et que je mérite de reconnaître ma petitesse, afin d’être dans la dimension de « MaH » et d’être inclus dans Ton unité. Je T’en prie, Hachem, aide-moi à croire d’une foi parfaite que Tu exerces Ta Providence particulière sur chaque point et chaque détail de ma vie, et que rien ne se trouve en dehors de Toi.

Aide-moi à chercher et à trouver constamment en moi des points positifs et des étincelles de lumière, même au cœur de l’obscurité, et à savoir que même au plus bas de mon niveau spirituel, Tu Te glorifies à travers moi.

Accorde-moi une confiance absolue, afin que je sache que ce n’est pas par ma propre force que je vaincrai, mais que tout vient de Toi seul, et que par cela je mérite une vie véritable et éternelle.

Soumets mon corps à mon âme et aide-moi à me prosterner devant Ta sainteté dans une annulation totale, jusqu’à ce que je devienne un réceptacle pur capable de faire rayonner Ta lumière de l’Ein-Sof pour l’éternité. Amen.

L’œuvre de Tes mains

Les étoiles sont les « cuisines » de l’univers.

Chaque atome présent dans le corps humain — le fer de notre sang, le calcium de nos os et l’oxygène que nous respirons — a été formé au cœur incandescent d’étoiles lointaines, il y a des milliards d’années.

Lorsqu’une étoile achève sa vie et explose en supernova, elle disperse ces éléments dans l’espace. Dans un sens scientifique précis, nous sommes constitués de « poussière d’étoiles ».

Les étoiles ne sont donc pas seulement des points de lumière dans le ciel : elles sont à l’origine d’une grande partie de la matière qui compose le monde qui nous entoure.


ÉTUDE APPROFONDIE

AU CŒUR DES MOTS

Plus le ciel paraît immense, plus il proclame l’Unique

Contemple le secret de l’immensité qui ne conduit pas à la multiplicité, mais à l’unité, car lorsqu’un homme lève les yeux vers un ciel rempli d’étoiles, il découvre une multitude presque impossible à embrasser du regard.

Une étoile.

Puis cent.

Puis des milliers.

Et derrière celles que l’œil distingue, d’innombrables autres lumières.

L’homme pourrait être impressionné par cette multiplicité au point d’attribuer à chaque force une puissance propre.

Mais les étoiles commencent leur chant exactement à l’opposé :

« Toi seul es Hachem. »

Avant de parler des cieux, des mers, de la terre et de toute leur armée, le verset pose le principe central :

Un seul Créateur.

Les forces sont nombreuses.

La Source est Une.

Les créatures sont innombrables.

La volonté qui leur donne l’existence est Une.

Ainsi, plus le ciel paraît complexe, moins les étoiles veulent attirer l’homme vers elles-mêmes.

Elles lui disent :

« Regarde plus haut que nous. »

« Tu as fait les cieux et toute leur armée »

Le verset appelle les étoiles et les puissances célestes :

« l’armée des cieux ».

Une armée peut compter une multitude de membres, mais chacun possède une place, une mission et un ordre.

Le commentaire antérieur de notre étude, suivant le Ralbag, souligne précisément que toutes les structures célestes ont été créées par Hachem et continuent d’agir selon Sa volonté. Elles ne sont pas des puissances indépendantes capables de conduire le monde en dehors de Lui.

Les étoiles chantent donc une forme parfaite de service :

chacune reste à la place qui lui a été confiée.

Elle n’envie pas le parcours d’une autre étoile.

Elle ne cherche pas à prendre sa fonction.

Elle accomplit son rôle.

L’homme peut apprendre énormément de cette image.

Une grande partie de notre agitation vient de la comparaison.

« Pourquoi a-t-il reçu cette capacité ? »

« Pourquoi sa mission paraît-elle plus importante que la mienne ? »

« Pourquoi sa lumière est-elle davantage visible ? »

Mais une armée ne peut fonctionner si chacun abandonne son poste pour occuper celui de son voisin.

Dans l’Avodat Hachem aussi, tu n’as pas besoin d’accomplir la mission d’une autre âme.

Tu dois découvrir comment servir Hachem avec ce qu’Il t’a confié à toi.

Hachem compte les étoiles et les appelle par leur nom

Le prophète Isaïe invite :

« Levez vos yeux vers les hauteurs et voyez : qui a créé celles-ci ? Celui qui fait sortir leur armée en nombre, qui les appelle toutes par leur nom. » (Isaïe 40, 26)

Et le roi David dit :

« Il compte le nombre des étoiles ; Il les appelle toutes par leur nom. » (Psaumes 147, 4)

Le Yalkout Chimoni développe une comparaison remarquable entre les étoiles et les tribus d’Israël : de même que les étoiles sortent selon un compte et sont appelées par leur nom, ainsi les enfants d’Israël sont comptés et nommés.

L’immensité ne supprime donc pas l’individu.

Il existe une multitude, mais personne n’est perdu dans la multitude.

Cette vérité peut profondément renforcer l’homme qui se sent insignifiant.

Lorsque tu regardes le ciel, tu peux penser :

« Que représente une seule personne dans un univers pareil ? »

Les étoiles répondent :

Celui qui connaît toute l’armée céleste connaît aussi chaque nom.

Pour Hachem, le nombre immense n’efface pas l’unique.

Il connaît le peuple d’Israël.

Et Il connaît chaque âme à l’intérieur d’Israël.

Tes forces.

Tes faiblesses.

Ton histoire.

Les combats que personne ne voit.

La Mitsva que tu accomplis discrètement.

La prière que personne n’entend.

Tu peux être une étoile parmi une multitude sans jamais être anonyme devant Hachem.

Le Zohar : chaque étoile se lève pour louer Hachem

Le Zohar décrit les étoiles d’une manière particulièrement belle.

Il enseigne que Hachem a créé les étoiles du firmament, grandes et petites, et qu’elles Le remercient et Le louent. Lorsque vient pour elles le moment de leur louange, Hachem les appelle par leur nom, et elles accomplissent leur mission lumineuse à l’endroit qui leur a été assigné.

Puis le Zohar cite :

« Levez vos yeux vers les hauteurs et voyez qui a créé celles-ci. »

Cette vision transforme entièrement le ciel nocturne.

Les étoiles ne deviennent plus seulement des points lumineux.

Elles deviennent une assemblée de serviteurs.

Les unes grandes.

Les autres petites.

Mais toutes orientées vers le même Créateur.

Cela donne également une magnifique définition de la communauté.

Une communauté sainte n’exige pas que tous ses membres soient identiques.

Elle demande que leurs différences puissent se tourner vers le même Hachem.

L’un étudie davantage.

L’autre donne davantage.

L’un enseigne.

L’autre accueille.

L’un possède une grande visibilité.

Un autre agit presque entièrement dans l’ombre.

La grandeur n’est pas que toutes les étoiles aient la même taille.

La grandeur est que toutes participent au même ciel.

« Et c’est Toi qui donnes la vie à tous »

Le verset ne dit pas seulement :

« Tu as créé tous les êtres. »

Il poursuit :

« Et c’est Toi qui donnes la vie à tous. »

Cette phrase ajoute une dimension essentielle.

Créer n’est pas seulement un événement appartenant à un passé lointain.

La Création a continuellement besoin de sa Source.

Rabbi Nathan développe précisément cette idée dans le Likoutey Tefillot : Hachem donne la vitalité à tous les mondes et à toutes les forces, et aucune réalité ne possède par elle-même l’existence qui la maintient.

Il existe ici une différence profonde entre deux manières de voir la vie.

On peut penser :

« Hachem m’a créé autrefois, puis je poursuis maintenant ma route. »

Ou bien :

« Ma vie elle-même est continuellement reçue. »

Mon souffle actuel est reçu.

La possibilité de penser est reçue.

La force de faire une Mitsva est reçue.

La nouvelle journée est reçue.

Même la capacité de revenir après une faute est reçue.

Cette conscience transforme la gratitude.

Nous ne remercions plus uniquement pour les événements exceptionnels.

Nous apprenons à remercier pour le fait même d’être encore porté par la vie.

La prosternation des étoiles

Le verset se termine :

« Et l’armée des cieux se prosterne devant Toi. »

L’image est extraordinaire.

Les créatures qui se trouvent physiquement au-dessus de nos têtes proclament qu’elles ont elles-mêmes Quelqu’un au-dessus d’elles.

Elles brillent.

Mais elles se prosternent.

Elles sont hautes.

Mais elles s’annulent.

Elles impressionnent.

Mais elles ne demandent pas d’être adorées.

Voilà une leçon fondamentale sur la véritable grandeur.

L’homme imagine parfois que plus il s’élève, moins il doit s’incliner.

Les étoiles enseignent exactement l’inverse.

Plus une créature connaît sa véritable Source, plus son élévation devient humilité.

Un homme de Torah qui grandit réellement ne devrait pas devenir plus éloigné des autres.

Un homme qui réussit matériellement devrait apprendre davantage la reconnaissance.

Celui qui possède une influence devrait sentir davantage la responsabilité de ce qui lui a été confié.

La grandeur sans prosternation peut devenir orgueil.

La grandeur qui sait devant Qui elle se tient devient sainteté.

Rabbi Naḥman : toutes les forces remontent à une seule racine

Rabbi Naḥman cite directement notre verset :

« Et l’armée des cieux se prosterne devant Toi. »

Il explique que les différentes forces reçoivent les unes par les autres jusqu’à remonter à leur racine supérieure, la parole de Hachem.

Autrement dit, ce que nous percevons comme une multitude de forces possède une dépendance commune.

L’homme voit :

une cause,

puis une autre cause,

puis un intermédiaire,

puis un moyen.

Il peut finir par oublier la Racine.

Rabbi Naḥman ramène son regard vers l’origine.

Cela rejoint ce que nous avons appris avec les sources :

ne transforme pas le canal en Source.

Ton salaire peut arriver par un employeur.

Une guérison par un médecin.

Une aide par une personne.

Une idée par un maître.

Mais toutes les chaînes de causes finissent par remonter vers Celui dont tout dépend.

L’Émouna n’annule pas les intermédiaires.

Elle les remet à leur place.

Abraham apprend à regarder au-dessus des étoiles

Le Yalkout Chimoni rapporte un enseignement célèbre à propos d’Abraham.

Hachem lui dit :

« Regarde donc vers le ciel et compte les étoiles, si tu peux les compter […] ainsi sera ta descendance. » (Genèse 15, 5)

Abraham avait considéré les indications qu’il pensait lire dans les astres et croyait ne pas pouvoir avoir d’enfant.

Hachem lui enseigne alors :

« Sors de ton astrologie », et les Sages formulent le principe : « Israël n’est pas soumis au mazal ».

Il faut comprendre cette parole avec justesse.

Elle ne signifie pas que l’homme puisse ignorer les lois de la Création ni qu’il doive attendre continuellement des miracles.

Elle signifie que les astres ne sont jamais des puissances souveraines auxquelles Hachem serait Lui-même soumis.

Abraham devait cesser de regarder les étoiles comme la limite ultime de son avenir.

Le Créateur des étoiles se trouve au-dessus de ce que l’homme croit lire en elles.

Voilà une leçon immense pour l’Émouna.

Nous avons tous nos « étoiles » auxquelles nous demandons de prédire notre avenir.

Les statistiques.

Le passé.

Les habitudes.

Les probabilités.

Les avis des autres.

Nous disons :

« Avec ce passé, je ne pourrai jamais changer. »

« Avec cette situation, il n’y a aucune issue. »

Ces données peuvent mériter d’être prises au sérieux.

Mais elles ne doivent jamais devenir des idoles.

Une prévision n’est pas Hachem.

L’homme agit avec réalisme, mais garde son cœur ouvert à une possibilité que lui-même ne connaît pas encore.

Les étoiles et Israël : être compté sans être réduit à un nombre

Le Yalkout Chimoni compare explicitement les étoiles aux tribus.

Il ne dit pas seulement qu’elles sont nombreuses.

Il insiste sur deux choses :

elles sont comptées,

et elles sont nommées.

Voilà une distinction très profonde.

Un numéro indique que tu fais partie d’un ensemble.

Un nom révèle que tu es unique.

Israël possède les deux dimensions.

Nous sommes un peuple.

Mais nous ne sommes pas une masse anonyme.

La communauté est sainte lorsqu’elle rassemble sans effacer.

Chaque âme possède quelque chose qu’une autre ne peut pas exactement remplacer.

Cela peut aider l’homme qui se demande :

« À quoi sert ma petite Mitsva alors que tellement d’autres font davantage ? »

À quoi sert une étoile parmi des milliards ?

Et pourtant Hachem l’a appelée par son nom et lui a donné sa place.

Tu ne dois pas éclairer tout le ciel.

Tu dois éclairer l’endroit qui t’a été confié.

Une étoile n’a pas besoin de voir son propre éclat

Il existe une autre image très belle dans le ciel.

Une étoile éclaire à distance sans voir nécessairement ce que sa lumière atteint.

Il en va ainsi de nombreuses bonnes actions.

Une personne prononce une parole d’encouragement puis l’oublie.

Celui qui l’a reçue peut s’en souvenir pendant des années.

Un parent accomplit régulièrement une Mitsva devant son enfant sans savoir quelle trace cela laissera.

Un enseignant transmet une phrase qui ne semble produire aucune réaction.

Bien plus tard, elle devient un point de retour.

L’homme aimerait parfois connaître immédiatement les conséquences de son bien.

Mais il n’en a pas toujours besoin.

L’étoile ne demande pas :

« Qui m’a remarquée ce soir ? »

Elle éclaire.

Cela enseigne une forme très pure d’Avodat Hachem :

faire le bien parce qu’il est juste devant Hachem, même lorsque son rayonnement reste caché à nos yeux.

Lever les yeux pour sortir de l’étroitesse

Lorsque Hachem veut parler à Abraham de son avenir, Il lui dit :

« Regarde vers le ciel. »

Il y a là un conseil spirituel très simple.

Certaines pensées deviennent énormes uniquement parce que nous vivons trop longtemps enfermés à l’intérieur d’elles.

Nous tournons autour du même problème.

Encore.

Puis encore.

Tout l’horizon finit par prendre la taille de cette difficulté.

Parfois l’âme doit symboliquement lever les yeux.

Se rappeler qu’il existe quelque chose de plus vaste que le problème du moment.

Hachem était là avant cette difficulté.

Il sera là après elle.

Des générations entières ont traversé des nuits et continué à transmettre leur Émouna.

Le ciel nocturne relativise sans mépriser la douleur.

Il dit :

ton problème est réel, mais il n’est pas toute la réalité.

Il existe encore des étoiles au-dessus de toi.

Et au-dessus des étoiles :

Hachem.

La Guéoula : toutes les forces reconnaîtront leur véritable Roi

Le chant commence par :

« Toi seul es Hachem »

et s’achève par :

« l’armée des cieux se prosterne devant Toi. »

Toute l’histoire spirituelle du monde se trouve entre ces deux paroles.

Aujourd’hui, l’unité de Hachem est souvent voilée par la multiplicité des forces visibles.

Les hommes attribuent la réussite à ceci, le pouvoir à cela, l’avenir à une autre force encore.

La Guéoula signifie aussi la révélation plus claire de l’unité qui était déjà vraie depuis toujours :

« Hachem sera Roi sur toute la terre ; en ce jour Hachem sera Un et Son Nom Un. » (Zacharie 14, 9)

Il ne deviendra pas Un ce jour-là.

Il est déjà Un.

Mais ce qui est aujourd’hui objet d’Émouna deviendra beaucoup plus manifeste.

Les étoiles le proclament déjà.

Avant que le monde entier le reconnaisse, l’armée des cieux se tient déjà en prosternation devant son Créateur.

Le ciel nocturne devient ainsi une prophétie silencieuse :

un monde de multitude peut finir par révéler une unité.

Ta lumière elle aussi peut devenir une prosternation

Le chant des étoiles ne demande finalement pas à l’homme de cesser de briller.

Il lui apprend comment briller.

Tu as reçu une qualité ?

Fais-la servir.

Une intelligence ?

Consacre-la au bien.

Une possibilité d’aider ?

Utilise-la.

Une parole capable d’influencer ?

Qu’elle construise.

Mais garde au cœur la première et la dernière phrase du chant :

« Toi seul es Hachem »

et

« devant Toi ils se prosternent. »

Alors ta lumière ne deviendra pas un moyen de te placer au centre.

Elle deviendra un moyen de révéler Celui qui est au centre.

Voilà le véritable chant d’une étoile.

Sache donc, âme précieuse, que lorsque les étoiles proclament : « Toi seul es Hachem […] et c’est Toi qui donnes la vie à tous ; et l’armée des cieux se prosterne devant Toi », elles t’enseignent à ne jamais confondre l’immensité des forces du monde avec une multitude de maîtres. Il existe beaucoup de moyens, beaucoup de causes, beaucoup de chemins, mais une seule Source. Lorsque tu te sens perdu dans l’immensité, souviens-toi que Hachem compte les étoiles et les appelle par leur nom ; le Yalkout Chimoni compare précisément cette attention aux étoiles à celle portée aux tribus d’Israël. Tu n’es donc jamais seulement un numéro dans une foule. Hachem connaît ta place, ton combat et la lumière particulière qu’Il attend de toi. Ne compare pas sans cesse ton éclat à celui des autres : une petite étoile n’a pas besoin de devenir la plus grande du ciel pour accomplir parfaitement sa mission. Rabbi Naḥman enseigne que toutes les forces célestes s’inclinent finalement devant leur Racine ; apprends toi aussi à remonter derrière les intermédiaires jusqu’à Hachem et à ne jamais faire d’un moyen la source de ta sécurité. Et lorsque les calculs de ton passé semblent enfermer ton avenir, souviens-toi d’Abraham : Hachem lui enseigna à ne pas considérer les astres comme une limite absolue, car le Créateur demeure au-dessus de toutes les forces qu’Il a créées. Fais donc ta part avec sérieux, mais laisse toujours une place à l’espérance. Brille là où Hachem t’a placé, même si tu ne vois pas encore qui reçoit ta lumière ; accomplis le bien sans avoir besoin d’en mesurer immédiatement tous les effets. Puis, comme les étoiles, garde ton cœur incliné devant Celui qui te donne à chaque instant la vie et la capacité d’éclairer. Alors, au milieu de toutes les forces dispersées de ton existence, tu retrouveras progressivement un seul centre, une seule Source et un seul Roi, jusqu’au jour où l’unité de Hachem sera révélée à toute la Création dans la lumière de la Guéoula, la confiance et la profonde sérénité.