La terre et le firmament ont été créés avec sagesse et selon une intelligence supérieure.
LES CHAMPS DISENT : « Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence. »
Leçons du cœur
Contemple le secret de la conduite précise de chaque détail, car les champs, divisés en nombreuses parcelles et en différents sillons, témoignent de la sagesse avec laquelle le Créateur a établi Son monde.
L’enseignement profond qui se trouve ici est que rien n’arrive par hasard. De même que la terre et les cieux sont établis avec une sagesse parfaite, de même la situation dans laquelle tu te trouves aujourd’hui repose sur un dessein divin profond.
Le véritable renforcement consiste à abandonner les limites de l’intelligence humaine et à s’appuyer sur Sa sagesse, Lui qui sait précisément quelle semence et quelle irrigation sont nécessaires à ton âme pour qu’elle puisse grandir.
Sache que le Créateur établit ton monde avec une telle intelligence que même les épreuves qui semblent être des obstacles sont en réalité les fondations sur lesquelles ton avenir est construit.
Lorsque tu reconnaîtras que la sagesse supérieure soutient la terre sous tes pieds, ton âme trouvera la sérénité au milieu de toutes les inquiétudes, et tu mériteras de voir comment toute ta vie se transforme en un champ béni qui produit des fruits doux pour la gloire du Créateur.
Mon cœur Te parle
Maître du monde, « Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence ». Je Te remercie d’avoir créé tous les mondes avec une sagesse merveilleuse, depuis le commencement de l’Atzilout jusqu’à la fin du monde de l’Assia, uniquement afin que nous méritions de Te connaître et de savoir Qui Tu es.
Je T’en prie, Hachem, accorde-nous de Toi la sagesse, l’intelligence et la connaissance de sainteté, et ouvre nos yeux afin que nous puissions voir la sagesse extraordinaire revêtue dans chaque détail de la Création.
Aide-nous à atteindre la véritable finalité à travers toutes les créatures du monde, et que nous méritions de ressentir constamment que « toute la terre est remplie de Ta gloire » et qu’il n’existe aucun lieu dépourvu de Toi.
Accorde-nous le mérite d’élever chaque chose jusqu’à sa racine dans la sagesse, jusqu’à ce que nous méritions de revenir véritablement vers Toi par une téchouva complète et avec simplicité.
Et que la connaissance sainte se répande dans le monde, jusqu’à ce que tous sachent que c’est Toi qui les as accomplis, et que Ta gloire s’élève constamment par notre intermédiaire.
L’œuvre de Tes mains
Le champ est comme un véritable réseau « Internet » biologique.
Les scientifiques ont découvert que les plantes d’un champ peuvent transmettre des sucres et des éléments nutritifs aux plantes plus faibles par l’intermédiaire d’un réseau souterrain de champignons.
Lorsqu’une plante est attaquée, elle envoie des signaux d’alerte à travers le champ, et les autres plantes modifient leur composition chimique afin de se préparer au danger.
ÉTUDE APPROFONDIE
AU CŒUR DES MOTS
Rien dans le champ n’est laissé au hasard
Contemple le secret de la sagesse cachée dans l’ordre de la Création, car les champs semblent appartenir au domaine le plus simple et le plus ordinaire de l’existence. On laboure, on sème, la pluie descend, une plante apparaît puis donne son fruit. À force de voir ce processus se répéter, l’homme peut finir par l’appeler simplement « la nature ».
Mais le chant des champs vient briser cette habitude :
« Hachem a fondé la terre avec sagesse. »
Chaque grain de blé porte un ordre qui le dépasse. Il sait, sans intelligence propre, comment recevoir l’humidité, ouvrir son enveloppe, envoyer une racine vers le bas et une pousse vers la lumière. Il ne devient ni olivier ni vigne. Il développe exactement la forme qui lui a été attribuée.
La terre reçoit des milliers de semences différentes sans les confondre.
Les saisons se succèdent.
L’eau descend du ciel.
La chaleur et le froid participent chacun à leur moment.
Le fruit ne précède pas la fleur, la récolte ne précède pas la semence.
Ce que l’homme appelle « naturel » est précisément ce que le champ appelle :
‘Hokhma, sagesse.
Le miracle n’est pas seulement qu’une chose extraordinaire arrive une fois.
Le miracle est également qu’un ordre extraordinairement complexe fonctionne devant nous chaque jour avec une telle régularité que nous finissons par ne plus nous en étonner.
Sagesse, intelligence et connaissance
Le verset ne choisit pas ses termes au hasard :
« Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence. »
Et le verset suivant ajoute :
« Par Sa connaissance, les abîmes se sont fendus et les nuages distillent la rosée. » (Proverbes 3, 20)
Le Yalkout Chimoni rassemble précisément ces trois forces :
‘Hokhma, sagesse ; Bina ou Tevouna, intelligence ; Da’at, connaissance.
Il enseigne que c’est par elles que la Création fut établie.
Dans le commentaire du Malbim repris dans notre étude, la ‘Hokhma renvoie au principe créateur, à la sagesse qui détermine ce qui doit être ; la Tevouna organise, développe et attribue à chaque chose sa structure et sa place ; le Da’at apparaît ensuite dans la conduite continuelle du monde, dans l’eau, la rosée et le flux qui permettent à la vie de se maintenir.
Autrement dit, Hachem ne crée pas seulement une existence brute.
Il donne à chaque chose :
une nature,
une mesure,
un lieu,
un temps,
une relation avec ce qui l’entoure.
Le champ devient ainsi un livre ouvert de la sagesse divine.
Chaque plante proclame silencieusement :
je ne me suis pas donné moi-même ma forme.
Le champ unit l’effort humain et la bénédiction d’en haut
Le champ possède encore une particularité remarquable : il est l’un des lieux où l’homme découvre le plus clairement la limite de son pouvoir.
L’agriculteur doit travailler.
Il doit labourer.
Semer.
Protéger.
Récolter.
Il serait absurde de rester assis devant une parcelle vide en disant :
« Si Hachem le veut, du blé apparaîtra. »
Mais après avoir accompli tout son travail, l’agriculteur sait qu’il ne peut pas ordonner à la graine de vivre.
Il ne fabrique pas la pluie.
Il ne crée pas la lumière du soleil.
Il ne donne pas au grain la force mystérieuse de devenir une plante.
Le champ enseigne donc une relation très équilibrée entre Hichtadlout et Émouna, l’effort humain et la confiance en Hachem.
L’homme agit pleinement là où Hachem lui a donné une responsabilité.
Puis il reconnaît que le résultat ne lui appartient pas entièrement.
Le Yalkout Chimoni souligne précisément que les plantes de la terre n’apparurent pas pleinement avant que la pluie ne soit descendue. Le potentiel se trouvait déjà dans la terre, mais il fallait encore le don venu d’en haut.
Cette image vaut pour bien des domaines de la vie.
Un parent doit éduquer son enfant avec constance, mais il ne possède pas son cœur.
Un homme doit travailler pour sa Parnassa, mais il ne possède pas toutes les circonstances de sa réussite.
Il doit prier et accomplir ses Mitsvot, mais il ne décide pas du moment où une délivrance apparaîtra.
La sagesse consiste alors à savoir distinguer deux questions :
Qu’est-ce qu’Hachem attend de moi ?
et
Qu’est-ce qui appartient ensuite à Hachem ?
Beaucoup d’angoisse naît lorsque l’homme veut contrôler la deuxième partie.
Le champ lui apprend à labourer sérieusement, puis à lever les yeux vers le ciel.
La Torah est le plan intérieur de la Création
Le Zohar donne à notre verset une profondeur supplémentaire. Il enseigne qu’avant d’établir le monde, Hachem plaça la Torah à son fondement, car les lois supérieures et inférieures trouvent en elle leur ordre. Il cite alors précisément :
« Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence. »
Le monde n’est donc pas seulement un ensemble de forces physiques.
Il possède un ordre intérieur.
La Torah et la Création ne sont pas deux réalités étrangères l’une à l’autre. La même sagesse divine qui donne au monde sa structure se révèle dans la Torah comme chemin donné à l’homme.
C’est pourquoi il existe une harmonie profonde entre vivre selon la Torah et vivre conformément au véritable but de la Création.
Lorsqu’un homme accomplit une Mitsva, il ne place pas artificiellement une règle religieuse dans un monde qui fonctionnerait selon une logique totalement différente.
Il remet une partie de sa vie dans son ordre.
Le Zohar va jusqu’à dire que celui qui s’attache à la Torah participe en quelque sorte à la construction et au maintien du monde.
Cette idée transforme l’étude de la Torah.
Une page étudiée n’est plus seulement une accumulation de connaissances.
Elle permet progressivement à l’homme d’apprendre comment Hachem pense le monde, dans la mesure où cela nous est donné.
Elle lui apprend à ordonner ses désirs, son argent, son temps, ses relations, sa parole et ses décisions selon une sagesse plus haute que son impulsion du moment.
Le champ lui-même devient alors une parabole de l’étude.
On ne lit pas simplement la Torah pour posséder davantage d’informations.
On la laisse entrer dans la terre de notre existence afin qu’elle produise une manière nouvelle de vivre.
La Création et le Michkan obéissent à une même sagesse
Le Yalkout Chimoni établit un rapprochement remarquable entre notre verset et Betsalel, l’artisan choisi pour construire le Michkan.
À propos de Betsalel, la Torah dit qu’Hachem le remplit de sagesse, d’intelligence et de connaissance.
Le Yalkout remarque alors que ce sont précisément les mêmes termes qui apparaissent à propos de la Création :
« Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence ; par Sa connaissance, les abîmes se sont fendus. »
Et les Sages enseignent que ces mêmes forces servirent à l’édification du Sanctuaire.
Voilà une idée immense.
Le monde et le Michkan sont construits selon un même langage de sagesse.
Dans la Création, Hachem prépare un monde où l’homme pourra vivre.
Dans le Michkan, l’homme utilise les éléments de ce monde pour préparer un lieu à la Présence de Hachem.
Le mouvement s’inverse.
Hachem donne une terre, de l’or, du bois, des couleurs, une intelligence et des mains.
Puis l’homme prend ce qu’il a reçu et dit :
« Je veux maintenant en faire une demeure pour Toi. »
Le champ nous enseigne la même chose.
Hachem donne la terre.
L’homme la travaille.
Hachem donne la pluie.
L’homme récolte.
Puis il prend le fruit et prononce une Berakha.
La matière retourne ainsi vers sa Source.
La finalité de la sagesse n’est donc pas seulement de comprendre le monde.
Elle est de savoir quoi faire du monde.
Ton existence peut elle aussi devenir un Michkan
Ce rapprochement avec Betsalel possède une application très concrète.
Chaque homme reçoit lui aussi des « matériaux ».
Un caractère.
Des capacités.
Une famille.
Une profession.
Un corps.
Des ressources.
Des années.
Des circonstances qu’il n’a pas choisies.
Il pourrait passer sa vie à demander pourquoi Hachem lui a donné précisément ces matériaux et non ceux d’un autre.
Mais Betsalel pose une autre question :
Que puis-je construire avec ce qui m’a été donné ?
La sagesse commence là.
Une qualité difficile à maîtriser peut devenir une force lorsqu’elle est orientée correctement.
Une grande énergie peut devenir ‘Hessed.
Une forte volonté peut devenir persévérance dans la Torah.
Une sensibilité peut devenir capacité à entendre la douleur d’autrui.
Même une limite peut obliger l’homme à développer une qualité qu’il n’aurait jamais recherchée autrement.
Tous les matériaux ne sont pas identiques.
Mais chaque homme possède un chantier.
Le but n’est pas de construire le Michkan d’un autre.
Il est de découvrir comment les éléments de ta vie peuvent devenir un lieu pour Hachem.
La sagesse consiste aussi à respecter le temps
Le champ donne encore une leçon essentielle sur la Tevouna.
Tout ne mûrit pas au même moment.
Le cultivateur qui connaît son métier n’attend pas d’un fruit d’hiver qu’il mûrisse en été ni d’une graine fraîchement semée qu’elle produise immédiatement.
Il sait respecter les étapes.
Le commentaire ancien de notre étude souligne ainsi que la sagesse divine donne à chaque chose son moment et sa mesure.
L’homme souffre souvent de comparaisons qui ignorent cette vérité.
Il regarde quelqu’un qui a progressé pendant vingt ans et compare son résultat à ses propres débuts.
Il regarde un enfant et voudrait déjà trouver en lui la maturité d’un adulte.
Il commence un travail sur une Mida et s’étonne qu’elle ne soit pas transformée en quelques jours.
Le champ lui répond :
respecte les saisons.
Cela ne signifie pas accepter la paresse.
L’agriculteur n’est pas passif.
Mais il ne confond pas impatience et effort.
Il travaille aujourd’hui ce qui doit être travaillé aujourd’hui.
Il ne demande pas au mois de plantation de devenir immédiatement le mois de la récolte.
Spirituellement aussi, il existe des temps où l’essentiel est de semer, d’autres où il faut arroser, d’autres où il faut tailler, et enfin des temps où l’on récolte.
La sagesse consiste à reconnaître le travail du moment.
Hachem renouvelle encore le monde
Le Zohar apporte une précision magnifique aux mots :
« Il a établi les cieux avec intelligence. »
Il demande pourquoi le verset emploie un langage d’établissement et explique que cette œuvre ne doit pas être comprise comme quelque chose achevé une fois pour toutes.
Hachem établit et renouvelle continuellement.
Le Zohar parle d’une action qui se poursuit jour après jour.
Cela rejoint le principe que nous proclamons dans la prière :
Hachem renouvelle chaque jour l’œuvre de la Création.
Le champ que tu vois aujourd’hui ressemble peut-être à celui d’hier, mais sa vie n’est pas un vieux mécanisme autonome abandonné par son Créateur.
La Création dépend constamment de Celui qui la maintient.
Et cette idée possède une conséquence personnelle immense :
si Hachem renouvelle le monde, ton histoire elle aussi peut connaître du renouvellement.
L’homme s’enferme facilement dans des définitions :
« Je suis comme cela. »
« Je n’ai jamais réussi. »
« Cette situation ne changera jamais. »
Mais la Création entière proclame chaque matin que la continuité n’exclut pas le renouvellement.
Le champ revient après l’hiver.
La pousse réapparaît.
Une nouvelle récolte commence.
Ce qui possède un passé possède également un avenir.
La véritable sagesse unit des forces opposées
Le Yalkout Chimoni rapporte encore, à propos de la création du monde, une parabole remarquable. Hachem ne voulut pas établir le monde uniquement selon la rigueur, car il ne pourrait subsister ; ni uniquement selon une bonté sans limite. Il associa les différentes mesures pour que le monde puisse tenir.
Cette idée fait elle aussi partie de la sagesse du champ.
Une plante a besoin d’eau.
Mais trop d’eau peut la détruire.
Elle a besoin de soleil.
Mais une chaleur excessive peut la brûler.
Elle doit être protégée.
Mais elle a également besoin d’être exposée à l’air et à la lumière.
La vie apparaît souvent dans la juste mesure.
Il en est ainsi de l’éducation.
De la rigueur et de la bonté.
Du travail et du repos.
De la parole et du silence.
De l’ambition et de la satisfaction.
La sagesse n’est pas toujours de choisir une extrémité et de rejeter l’autre.
Elle consiste souvent à savoir quelle force utiliser, à quelle dose et à quel moment.
Beaucoup de choses bonnes deviennent destructrices lorsqu’elles ne connaissent plus de mesure.
Le champ chante donc non seulement la puissance de Hachem, mais également la précision de Sa sagesse.
Le champ relie le ciel et la terre
Il suffit finalement de regarder un champ pour voir notre verset devant nos yeux.
Sous nos pieds :
la terre.
Au-dessus de nous :
les cieux.
Et entre les deux :
la vie.
La terre reçoit.
Le ciel donne la pluie et la lumière.
Puis la terre répond en faisant monter une pousse vers le ciel.
Il existe là un mouvement constant de réception et de réponse.
Cela constitue également une image de la relation entre Hachem et l’homme.
L’homme reçoit une âme, des forces, la Torah, des occasions et une vie.
Puis il doit faire monter quelque chose en retour :
une prière,
une Mitsva,
une parole de reconnaissance,
un acte de ‘Hessed.
Le véritable service d’Hachem n’est pas seulement de recevoir les bénédictions d’en haut.
Il consiste à faire fructifier ce qui a été reçu.
Comme un champ.
De la Création à la Guéoula
Le Yalkout Chimoni ne s’arrête pas à la création du monde et au Michkan. Il enseigne que ces mêmes dimensions de sagesse, intelligence et connaissance sont liées également au futur accomplissement, lorsque le monde connaîtra une nouvelle révélation de l’esprit divin. Il cite les paroles d’Isaïe concernant l’esprit de sagesse, d’intelligence et de connaissance, puis la promesse : « Je mettrai Mon esprit en vous et vous vivrez. »
La même sagesse traverse donc toute l’histoire :
la Création,
le Michkan,
la vie du monde,
et sa future réparation.
Cela signifie que la Guéoula n’est pas une rupture avec le projet de la Création.
Elle en est l’accomplissement.
Ce qui fut placé comme sagesse dans les fondations doit finalement apparaître pleinement dans les fruits.
Le champ connaît déjà ce secret.
La graine contient le projet de la plante avant que personne ne voie la plante.
De même, Hachem conduit l’histoire vers un accomplissement dont nous ne voyons encore qu’une partie.
L’Émouna consiste à travailler dans le champ de l’histoire tout en sachant que le Maître du champ connaît le plan entier.
Sache donc, âme précieuse, que les champs t’enseignent à ne plus regarder ta vie comme une succession désordonnée d’événements. « Hachem a fondé la terre avec sagesse, Il a établi les cieux avec intelligence. » De même qu’aucune semence ne décide seule de sa forme et qu’aucune saison ne vient sans mesure, demande à Hachem de t’aider à découvrir la sagesse avec laquelle utiliser ce qu’Il t’a confié. Fais sérieusement ta part, mais ne porte pas sur tes épaules ce qui appartient au Maître du monde. Laboure lorsque vient le temps de labourer, sème lorsque vient le temps de semer, prie pour la pluie et accepte que toutes les récoltes ne mûrissent pas au même moment. Ne méprise aucun matériau de ton existence : Betsalel prit les matières de ce monde et en fit un Michkan ; toi aussi, tu peux prendre ton temps, tes forces, ton foyer, ton travail et même certaines difficultés pour en faire un lieu où Hachem soit davantage présent. Et lorsque tu ne comprends pas encore l’ordre de ce que tu traverses, souviens-toi que ton regard ne voit qu’une parcelle du champ, tandis qu’Hachem connaît l’ensemble du plan. Continue à apprendre Sa Torah, à agir avec droiture et à faire fructifier ce que tu reçois. Car le même Hachem qui fonda la terre avec sagesse continue chaque jour à renouveler Sa Création, et Celui qui sait faire sortir d’un simple grain toute une moisson peut également faire naître de tes petits efforts une lumière, une bénédiction et une profonde sérénité.

